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Sainte Marie-Madeleine

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  • 14 octobre 2007
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SAINTE MARIE-MADELEINE Fête : le 22 juillet Née en l’an 3


Sa vie

Marie-Madeleine serait née en l’ an 3 de notre ère et aurait été la fille de l’archiprêtre Syrus le Yaïrite, prêtre de David. Son père officiait dans la synagogue de Capharnaüm. Eucharie, sa mère, aurait appartenu à la lignée royale d’Israël mais non davidique.

Connue sous le nom de Marie-Madeleine, Marie de Magdala, c’est-à-dire originaire de la ville de Magdala (de l’hébreu migdal, tour) sur la rive occidentale du lac de Tibériade, était une femme qui, selon le Nouveau Testament a été délivrée de sept démons par Jésus (Lc 8, 2). Elle devint une de ses disciples et l’a suivi jusqu’à sa mort (Mc 15, 40-41). Elle est également la femme la plus présente du Nouveau Testament. Elle fut le premier témoin de la Résurrection de Jésus (Mc 16, 1s), ce qui lui donne une importance considérable, mais elle ne le reconnait pas tout de suite, ce qui lui vaudra l’épisode appelé Noli me tangere.

La tradition occidentale (Grégoire le Grand Homiliae in Evangelium 2, 33) l’a identifiée avec Marie de Béthanie, sœur de Lazare et de Marthe, et avec la pécheresse citée en Lc 7, 36-50. Grégoire de Tours, en 590, mentionne son tombeau : « Dans cette ville [Ephèse] repose Marie-Madeleine, n’ayant au-dessus d’elle aucune toiture » (In Gloria Martyrium, ch. 29, P.L., t. 71, c. 731). La dépouille présumée de Marie-Madeleine reposait probablement dans l’atrium précédant un sanctuaire, tradition typiquement éphésienne. Grégoire de Tours ne précise pas où se trouve ce sanctuaire.

Selon la légende du Moyen Âge des Saintes Maries, Marie-Madeleine (sœur de Lazare, c’est-à-dire Marie de Béthanie) serait venue se fixer en Provence après avoir débarqué aux Saintes-Maries-de-la-Mer et se serait retirée dans le Massif de la Sainte-Baume et aurait été ensevelie dans la crypte de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume.

  • Ce qui est vrai : Marie-Madeleine (sainte Madeleine, fêtée le 22 juillet) n’est pas un personnage légendaire ;

Écoutons l’Évangile en parler :

Jésus allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Les douze étaient avec lui et quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits malins et de maladies : Marie, dite de Magdala , de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Chuza, intendant d’Hérode, Suzanne, et plusieurs autres, qui l’assistaient de leurs biens (Luc 8, 2)

Marie-Madeleine est ensuite mention-née « au pied de la croix », à côté de Marie, Mère de Jésus. Parmi les apôtres, seul Jean est resté près du Crucifié ; la présence héroïquement fidèle de cette femme en dit long sur la profondeur de son amour ! Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas et Marie de Magdala (Jean 19, 25)

Elle est là encore, expressément nommée, parmi celles qui, hâtivement, à cause du Sabbat, rendent les derniers devoirs au corps du Christ détaché de la croix : Marie de Magdala et l’autre Marie étaient là [à l’entrée du tombeau], assises vis-à-vis du sépulcre (Matthieu 27, 61 ; cf. Marc 15, 47)

Saint Luc ne donne pas de nom, mais mentionne « les femmes qui étaient venues de Galilée avec lui », et il ajoute : Elles regardèrent le tombeau et comment son corps avait été mis. Puis elles s’en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et le Sabbat, elles se tinrent en repos, selon le précepte (Luc 23, 55-56)

Surtout, Madeleine est la première à qui le Christ ressuscité se montra, au matin de Pâques : Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut d’abord à Marie de Magdala (Marc 16, 9)

Saint Jean, de son côté, a longuement raconté cet épisode auquel il fut personnellement mêlé :

Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sépulcre dès le matin, comme il faisait encore obscur ; et elle vit que la pierre était ôtée du sépulcre. Elle courut vers Simon Pierre et vers l’autre disciple que Jésus aimait, et leur dit : Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l’ont mis (Jean 20, 16-18)

Pierre et Jean courent au tombeau ; l’état des lieux et surtout celui des linges, leur prouve qu’il n’y a pas eu profanation mais action miraculeuse de Dieu. Dans son évangile, Jean affirme sa foi : « Il vit et il crut. » Cependant les deux disciples s’en retournent... Marie-Madeleine reste là ; le Christ se manifeste à elle :

Jésus lui dit : Marie ! Elle se retourna, et lui dit en hébreu : Rabbouni ! c’est-à-dire, Maître ! Jésus lui dit : Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. Marie de Magdala alla annoncer aux disciples qu’elle avait vu le Seigneur, et qu’il lui avait dit ces choses (Jean 20, 16-18)

Cette scène évangélique montre Marie si grande dans sa fidélité, animée d’un tel amour, favorisée d’une telle confiance et chargée d’une telle mission, qu’un des plus anciens, parmi les penseurs chrétiens, n’hésitait pas à voir en elle la figure même de l’Église.

Il n’est pas étonnant, en face de cela, qu’on ait attribué à cette femme des épisodes de l’Évangile où elle n’est pas nommée explicitement. On reconnut ainsi en elle « la pécheresse » dont saint Luc, par délicatesse peut-être, tait le nom (quelle qu’elle soit, elle vivait peut-être encore au moment où il écrivait) :

Un Pharisien invita Jésus à sa table ; il entra chez le Pharisien et prit place. Survint une femme, une pécheresse de la ville. Ayant appris qu’il était à table chez le Pharisien, elle avait apporté un vase de parfum. Se plaçant alors en arrière, tout en pleurs, à ses pieds, elle se mit à lui arroser les pieds de ses larmes ; puis, elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrant de baisers, les oignant de parfum (Luc 7, 36-38)

Le Pharisien est scandalisé de voir Jésus se laisser approcher par une pécheresse...Mais lui dit à la femme : Tes péchés te sont remis... Ta foi t’a sauvée ; va en paix (Luc 7, 48-50)

Certains aussi ont cru reconnaître la Magdaléenne dans Marie, sœur de Lazare : toutes deux portent le même nom et quelques raisons peuvent les faire identifier ; la sœur de Lazare se tenait assise aux pieds du Christ, écoutant sa parole ; elle obtint la résurrection de son frère Lazare, mort depuis quatre jours ; elle oignit de parfum le Christ, à la veille de sa Passion. Ces identifications, affirmées par les uns, niées par les autres, ont d’ailleurs peu d’importance ; l’enseignement de l’Évangile, qu’il passe à travers une ou plusieurs femmes, est identique : il nous dit l’amour du Christ qui appelle notre fidélité et veut notre collaboration, sa miséricorde pour ceux qui sont dans le besoin et la gloire éclatante de sa résurrection.

Elle est un des grands témoins de sa mort et de sa résurrection parce qu’elle en a vécu le mystère. Le calendrier byzantin note simplement, le 22 juillet : Mémoire de la sainte égale aux apôtres : Marie-Madeleine.

Dicton :

  • A la Sainte-Madeleine, il pleut souvent, Car elle vit son maître en pleurant.

Sainte patrone des :

  • Filles repenties
  • Gantiers
  • Parfumeurs

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