Diocèse d’Aire-et-Dax
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Rion des Landes

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  • 24 février 2007
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- Animateur : Colette BERBILLE

- Responsable d’Equipe Funérailles :
Colette BERBILLE


PRESENTATIOIN DE L’EGLISE SAINT-BARTIHELEMY

Un peu d’histoire

Au XIIème siècle, le diocèse de Dax et l’abbaye de la Sauve Majeure, près de Bordeaux, revendiquent deux dépendances à Arrioun, en la vicomté de Tartas. La paroisse St Martin pour le premier et pour l’autre une chapelle Notre-Dame, étape des pèlerins de St Jacques ; sans doute chapelle funéraire d’une villa seigneuriale, proche d’un hameau situé au gué d’un ruisseau. De l’église paroissiale, il ne reste qu’une entrée de cimetière, « La croutz à ramèyres ». La chapelle eut un autre destin. Protégée par une enceinte fortifiée, elle fut agrandie, embellie, devint église romane puis gothique. Un porche roman orna vers la fin du XIIème siècle le lourd clocher classique. Au XIIIème siècle, trois chapelles ouvrirent son mur Nord et elle fut dédiée à St Barthélémy. En 1868 elle fut encore agrandie de la nef Sud et embellie. La base du clocher fut ouverte de trois côtés et une tribune aménagée.
Il y a 40 ans, un autel massif en marbre puis un orgue s’ajoutaient à son mobilier.
Enfin une chaire de bois du XVIIIème siècle, ayant survécu aux destructions de la Révolution, présente sur cinq panneaux sculptés le Christ ressuscité et les quatre évangélistes.

Son portail Roman

Son portail roman rend compte d’une époque charnière qui puisa dans l’ancien et le nouveau. L’ancien se traduit dans l’appareil et le Christ en majesté du tympan. La sobre ornementation des voussures nous rappelle que dès 1140, St Bernard a rugi contre les fioritures sans âme du début du XIIéme qui ont valu l’émergence des hérésies. Par contre, les sculptures des chapiteaux attestent que Suger a déjà renouvelé la décoration des cathédrales d’un art nouveau centré sur la présentation des mystères de l’évangile. La frise qui court sur les tailloirs met en lumière les attentions nouvelles d’une théologie en plein essor.

1 - Le tympan représente de façon très classique le Christ Juge entouré des quatre évangélistes en mouvement vers les quatre coins cardinaux. Influence classique des ateliers d’Aquitaine.

2 - Les quatre chapiteaux sculptés évoquent 2 scènes de l’enfance et 2 scènes de La Passion.

  • La présentation au Temple
    Le vieillard Syméon et la prophétesse Anne reconnaissent et désignent l’enfant que présente Marie. Derrière elle, toute étonnée, la « Fille de Sion » réalise la prophétie « Réjouis-toi le Seigneur vient à toi … »
  • La fuite en Egypte
    Le monde résiste avec le prêtre païen qui sacrifie l’enfant de Bethléem comme un agneau de boucherie. Joseph se laisse conduire en Egypte, emmenant la Mère et I ‘Enfant.
  • La condamnation de Jésus
    Pilate s’essuie les mains. Il a refusé l’avertissement de sa femme mais, bouche bée, il commence à réaliser son crime. Le condamné commence le psaume 21 qui se terminera sur la croix : « Mon Dieu, Mon Dieu pourquoi m’a -tu abandonné ? ». Pour l’instant sont évoqués d’autres versets : « Des vauriens me frappent, des chiens me sautent dessus ». Pourtant le condamné met le pied sur son agresseur. C’est le Psaume 110 « Le Seigneur a dit à mon Seigneur : siège à ma droite, de tes ennemis je ferai l’escabeau de ton trône »
  • Daniel dans la fosse aux lions
    Traduction habituelle du Christ vainqueur des forces de la mort représentées par des lions impuissants.

3 - La frise qui décore les tailloirs représente un double jeu de tiges fleuries de sept lis. La première jaillit du cou d’un jeune homme - Adam tombé dans le péché mais tout surpris d’avoir comme descendance Marie la toute Pure nous donnant son fruit le Christ, représenté par la grappe et l’épi. La seconde tige jaillit de la bouche d’un vieillard à la chevelure enflammée - le vieil homme promis à la perdition et qui reste promis à la vie de la grâce du baptême aux sept dons.

Une dévotion mariale

Par deux fois, Marie assise, en Trône de la Sagesse, présente l’enfant qui sort de son sein - Dans la faiblesse, l’Amour de Dieu réalise son plan de salut. Cette marque mariale si précise atteste que ce lieu lui fut longtemps consacré. Dans le clocher, sur la plus vieille cloche des landes datant du XVème siècle, sont gravés en onciales les premiers mots de la salutation angélique « Ave Gratia Plena » - signant la trace d’une incessante prière qui lui était réservée dans sa chapelle pour laquelle on faisait testament.

Père Claude LESTAGE

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