Diocèse d’Aire-et-Dax
https://landes.catholique.fr/Ma-priere

Ma prière

  • Télécharger l'article au format PDF Imprimer cet article
  • 28 janvier 2007
  • réagir
  • 0 vote

Une corbeille, des papiers, un stylo : juste de quoi écrire une intention de prière pour les visiteurs de la semaine de l’église paroissiale que nous fréquentons. Les intentions sont ensuite distribuées aux volontaires et ont pour vocation d’être priées. Un dimanche, à la sortie de la messe, une dame m’a tendu la corbeille des intentions de prières et s’est reprise aussitôt : « oh pardon, vous n’avez pas le temps… » Pas le temps ? J’ai alors pensé « quelle drôle de remarque…. » et j’ai insisté pour avoir moi aussi un petit papier. Inévitablement, cet épisode m’a fait réfléchir : au fond, quand ai-je le temps de prier ? Comment ? Où ?


Ma prière

Une corbeille, des papiers, un stylo : juste de quoi écrire une intention de prière pour les visiteurs de la semaine de l’église paroissiale que nous fréquentons. Les intentions sont ensuite distribuées aux volontaires et ont pour vocation d’être priées. Un dimanche, à la sortie de la messe, une dame m’a tendu la corbeille des intentions de prières et s’est reprise aussitôt : « oh pardon, vous n’avez pas le temps… » Pas le temps ? J’ai alors pensé « quelle drôle de remarque…. » et j’ai insisté pour avoir moi aussi un petit papier. Inévitablement, cet épisode m’a fait réfléchir : au fond, quand ai-je le temps de prier ? Comment ? Où ?

Il y a la forme : seule, en couple, en famille, en communauté d’Église. Dans la maison, dans la nature, sur la route, dans l’église… Et puis il y a le fond : des prières d’Église, des pardons, des remerciements, des louanges, des demandes…. Je ne suis pas sûre d’arriver à tout faire … Faire, voilà bien le problème : bien souvent je fais une prière, alors que j’aimerais tellement mieux être en prière. Me laisser habiter par le souffle de Dieu pour me mettre à Son écoute. C’est très impoli, mais c’est la meilleure solution que j’ai trouvée jusqu’à maintenant : je commence ! Je commence par confier mes joies, mes ras-le-bol, mes soucis, mes questions ; j’ai l’impression d’être ensuite plus disponible pour recevoir, écouter dans un vrai silence d’accueil. Ecouter et faire confiance…. parce que bien sûr, je ne capte pas radio-paradis (!), mais j’ai confiance que dans ce bien-être silencieux, l’Esprit-Saint peut m’éclairer. Certains lieux qui me sont chers me permettent plus facilement cet essai d’abandon : l’église où j’ai la chance de pouvoir vivre la messe en semaine – une pause dans l’agitation quotidienne, les grandes plages landaises vides de la mi-saison animées par un océan agité, l’intimité de la chapelle de la Roche-du-Theil au cœur de l’été, et d’autres encore. Tous ces lieux ont un point commun : ils sont hors de la course du temps.

Être en prière donc. Mais ne pas laisser tomber le faire tout de même. J’ai la conviction que l’action prend sa source dans la prière et que la prière découle de l’action. Il y a pour moi un lien essentiel entre les deux. Prier ne suffit pas, agir ne suffit pas. Une action toute simple : la rencontre de l’autre. Les liens tissés dans le respect de la personnalité de l’autre, sont une façon de se laisser envahir par Dieu. « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille ne m’accueille pas moi, mais Celui qui m’a envoyé. » Quand j’écoute ce que l’autre pense, quand j’exprime ce en quoi je crois, quand j’accueille nos différences comme un don de Dieu, je suis en prière. Merci Seigneur car nous sommes différents et nous pouvons nous enrichir mutuellement, merci de nous avoir créés capables d’aimer.

La rencontre de l’autre dans notre couple est colorée par la pratique du don et du pardon. Quand on initie des enfants à la prière, on leur fait souvent retenir trois mots : « pardon - merci - s’il te plaît ». Dans notre quotidien de personnes mariées, nous retrouvons ces moments : « pardon si je t’ai blessé », « merci de m’aimer », « s’il te plaît, ensemble continuons la route ». Chacune de ces paroles, chacun de ces actes sont une forme de prière, ils renouvellent notre sacrement de mariage. Je crois que je ne peux arriver à dire pardon, merci, s’il te plaît, que parce que Dieu nous accompagne. Et quand nous prions en couple ou en famille, nous abusons des prières d’Église ! Grâce à elles, nous nous joignons à la prière d’une communauté vivante depuis plusieurs siècles et point n’est besoin d’en rajouter. « C’est alors que Jésus leur dit : « Quand vous priez, dites : Notre Père... »

Blandine HUET

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Votre réaction

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.