Diocèse d’Aire-et-Dax
https://landes.catholique.fr/La-journee-mondiale-des-migrants-2018
      La journée mondiale des migrants 2018

La journée mondiale des migrants 2018

140 personnes se sont retrouvées au Berceau de Saint-Vincent-de-Paul

  • Télécharger l'article au format PDF Imprimer cet article
  • 17 janvier 2018
  • réagir
  • 0 vote

L’équipe de la Pastorale des migrants a choisi le Berceau car depuis la fermeture de Calais, certains migrants y avaient été reçu en CAO (Centre d’accueil et d’orientation). Aujourd’hui, tous ont été redirigés vers les CADA (Centres d’accueil pour demandeurs d’asile) de Mont-de-Marsan ou de Dax.


Vers 11 heures, dans la chapelle, c’est plus de 140 personnes de 15 nationalités qui ont pris place : Albanie, Kosovo, Géorgie, Arménie, Afghanistan, Syrie, Irak, Wallis-et-Futuna, Nouvelle-Calédonie, Vanuatu, Cambodge, Laos et Vietnam.

C’est aux rythmes de nos sœurs et frères d’Océanie que l’eucharistie s’est déroulée.

Proclamer sa foi, c’est faire acte de confiance en l’avenir

Notre évêque, Monseigneur SOUCHU nous a invité à proclamer la foi, avec les jeunes autour de lui, face à l‘assemblée, pour nous rappeler que proclamer sa foi est faire acte de confiance en l’avenir. La communauté africaine montoise a offert ses danses lors de la procession d’offrande. Après avoir reçu la bénédiction de l’évêque, la quasi-totalité des participants s’est retrouvée en petits groupes de partage. Chacun a tiré au sort, un numéro leur étant présenté par deux des jeunes de la famille afghane.

Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer

Les migrants et les landais des paroisses environnantes ou d’associations au service des migrants se sont retrouvés à l’espace Morin. Ce fut l’occasion d’échanger sur un des quatre mots choisis par le pape pour cette journée : accueillir, protéger, promouvoir et intégrer. Chaque groupe, a pris le temps de se présenter, d’approfondir le thème dans une écoute de qualité. Ce fut l’occasion de faire naître une réelle fraternité.

L’expérience d’accueil du Berceau
Puis la parole est donnée à des témoins : le père Pellefigue du Berceau a raconté comment le Berceau a été interpelé pour mettre ses équipements au service des migrants de Calais. Il a exprimé les craintes de l’équipe d’accueil, avant d’ouvrir la porte, puis il a raconté comment ces rencontres furent l’occasion de grande joie. Il a constaté la mobilisation de nombre de personnes qui ont facilité le soutien de tous ces migrants qui tentent de fuir des situations de misère.

La pédagogie du théâtre
Puis c’est sœur Jacqueline qui expliqua comment elle tente par une pédagogie du théâtre, d’apprendre le français à ces personnes aux histoires douloureuses, qui ont besoin d’attention et de communication délicate, après les multiples violences qu’elles ont vécues.

L’accompagnement de jeunes mineurs migrants
Enfin c’est le délégué de Tartas, du Secours Catholique qui nous a parlé du merveilleux travail que les multiples bénévoles réalisent en proximité avec des jeunes migrants mineurs qui sont reçus dans un centre Tarusate.

Témoignage surprenant
Certainement gagnés par la faim, nous oublions d’écouter une amie d’Aire-sur-Adour qui s’est mise au service des Oromos d’Ethiopie arrivés dans son voisinage. Elle a vécu une expérience d’amitié inoubliable, mais qui a provoqué le rejet de nombre de ses relations qui n’ont pas compris son attitude d’ouverture et d’accueil. Lire ce témoignage

Puis tous passent à table où nous attendent spécialités afghanes, vietnamiennes, Hmong, africaines et polynésiennes… la cuisine afghane nous a été préparée par une famille afghane, hébergée au Berceau lors de son arrivée et dont le dossier est en voie d’aboutir. C’est l’occasion pour tous et chacun de se régaler sur fond de musique de nos amis wallisiens. L’occasion de découvrir ces pays lointains par les saveurs, autrement que par les images que nous en laissent les médias… Les chants français traditionnels, en version wallisienne, ont emporté l’adhésion de tous… Un vrai climat de fraternité qui a donné à beaucoup l’envie que nous nous retrouvions une autre fois. Chez certains, la vocation de professeur est né pour rejoindre sœur Jacqueline.

Merci à l’Église d’avoir eu ces intuitions il y a plus de 150 ans, avec le pape Benoît XV. Grâce à son énergique discours, notre pape François les a remises sur la place publique : tous les médias, journaux, radios et télés ont évoqué cette journée que notre Église des Landes a eu le bonheur de vivre…

Père Bernard Massarini c.m.

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Votre réaction

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.