Diocèse d’Aire-et-Dax
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        Je m’appelle Jean-Marc

Je m’appelle Jean-Marc

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  • 11 juillet 2014
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Je demeure maintenant à Dax et j’approche de mes 65 ans, l’âge de la retraite...


Paris
J’ai travaillé dans les forages de pétrole pendant 15 ans en région aquitaine. Suite à mon divorce puis au licenciement économique, je me suis retrouvé aux Assedic.
Réfléchissant à ce que je pouvais faire, je suis monté à Paris où se trouvait mon frère. Je me suis débrouillé, de l’intérim, du travail fixe, j’étais envoyé dans toute la France. C’était des années difficiles, vivant à l’hôtel quand je pouvais payer, des pensions ou la rue. Et puis, j’ai connu un prêtre en allant travailler pour un copain à côté de l’église St Germain l’Auxerrois. Ce prêtre, Pierre Giton, gentil, m’invite à manger et puis le soir j’allais voir la secrétaire, Anne Sophie. Elle me faisait participer à son travail, mettre sous plis, tout ça, et de temps en temps, elle me donnait un chèque déjeuner, un paquet de gauloises... il y avait une bonne ambiance, sympa, l’univers de l’église était vivant, dynamisant. J’aimais donner un coup de main après mon travail, je faisais partie d’une équipe. J’ai même fait les pèlerinages avec les scouts, 3 jours, Rome et 15 jours en Toscane. Je préparais tout, les gamelles, les sacs de couchage, toute l’intendance. Au retour, le prêtre me confie les clés d’un petit logement dans des bâtiments appartenant à l’église et à “La Samaritaine”. Il me faisait confiance mais le magasin a fermé et mon logement aussi. Ça devenait plus dur, plus beaucoup de travail, on me disait : c’est plus une vie ici.

Arrivé à Dax
Je faisais de l’intérim de temps en temps dans la région ici et j’ai connu Mme de Barbeyrac, assistante sociale, qui m’a dit : vous avez votre sœur, pourquoi ne pas s’installer ici définitivement ? J’ai réfléchi, j’ai tout laissé à Paris et me suis dit : je vais poser mon sac et rester à Dax. C’était en 2002. Je vais d’abord être hébergé, je n’ai pas trop fait la rue ici, et puis, par l’assistante sociale, je vais avoir une chambre puis un petit logement mais plus de travail.
Très vite, j’ai poussé la porte du Secours Catholique mais j’étais un peu perdu, dépaysé dans ce milieu-là. Et puis, il y a eu Geneviève à l’accueil qui me dit : viens donner un coup de main ! Elle va m’intégrer et après avoir rempli un dossier, j’ai pris goût et suis resté avec eux, je venais donner la main. J’étais dans la restauration, alors on a démarré le repas du lundi midi pour les gens de la rue, une trentaine de personnes. Et ça a évolué avec Maïténa, Benoît. Je suis même allé à Jérusalem avec eux, à la maison d’Abraham. Je me suis attaché aux bénévoles. Vous savez au Secours Catholique, je me suis occupé parce que je faisais les bars pour rencontrer du monde, c’était peut-être pas bon signe, ici, je me suis impliqué avec les bénévoles dont je fais partie. Ils sont contents que je reste.

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