Diocèse d’Aire-et-Dax
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Homélie du dimanche 4 février 2018

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  • 11 février 2018
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Job7, 1-4.6-7
1 Co 9, 16-19 . ; 22 – 23
Mc 1,29 - 39

Avec cette page d’Evangile, nous sommes placés en face du mal... de ce mal qui est omniprésent et qui semble tout puissant. Regardez : « La belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre… ». Plus loin : « Le soir venu, on lui amenait tous les malades et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais ». Que penser de tout cela ?

Alors certains veulent nous expliquer : « Tu as le regard mauvais. Ne t’arrête pas aux détails et regarde l’ensemble. Bien sûr qu’il y a la misère et les larmes mais il y a aussi « le ciel, le soleil et la mer !... Écoute Mozart ; contemple les œuvres de Michel-Ange : regarde les enfants qu’on aime... »

C’est vrai mais dans ce tableau, comme dans tout tableau, il y a une ombre : les folies meurtrières de la guerre ; cet enfant qui meurt du sida ou de la faim ou qui est maltraité. Cette tempête qui dévaste tout sur son passage, un tsunami... Nous comprenons alors Dostoïevski lorsqu’il déclare :
« Le plus merveilleux des mondes, s’il y a des larmes d’un enfant, je le refuse. »

D’autres diront que le mal est un châtiment : « Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu ?... Dieu me punit !... Si ce n’est toi, c’est donc ton frère ! »
Encore une fois : « Non ». Et je vous cite saint Vincent de Paul qui amenait aux Dames de la Charité, un enfant trouvé. Celles-ci de supposer : « Dieu veut peut-être qu’il meure, Monsieur, car ce sont les enfants du péché ! » Et notre célèbre Landais de dire : « Mesdames, quand Dieu veut qu’un innocent meure pour les péchés, c’est son Fils qu’il envoie ! »

Alors que dire, que faire si le mal l’emporte ?
Se révolter comme Job ?...

A moins qu’il y ait une autre voie, la seule peut-être, celle de Jésus... Le mal, c’est ce qu’on ne peut pas comprendre, c’est ce qu’on ne peut pas aimer. Le mal n’est pas à expliquer mais à combattre. En face du possédé, dimanche dernier, Jésus n’a pas expliqué la possession. Il a dit simplement : « Silence, sors de cet homme. » Devant la belle-mère de Simon, Jésus n’a pas fait l’apologie de la souffrance. Il l’a guérie « et elle les servait » !... Ainsi, Il témoigne d’un Dieu qui trouve sa joie dans le recul du mal.

Aujourd’hui, c’est à nous de lutter contre le mal car nous sommes le cœur et les mains de Dieu. Hemingway n’avait pas compris cela, lorsqu’il écrivait : « Les yeux qui ont vu Auschwitz et Hiroshima ne pourront jamais plus contempler Dieu. » En disant cela, est-ce que l’écrivain n’a pas oublié de se demander : « Mais qui donc a fait Auschwitz et Hiroshima ? » Dieu ? Les hommes ?

Dès lors que se dressent les artisans de justice et de paix, que se dressent les hommes de la miséricorde et de la tendresse, des hommes aux mains ouvertes. Il y a encore du travail ! Il y a toujours du travail : monde de l’angoisse, de l’échec, de l’agonie, de la trahison et de la mort !

Que se lèvent ces chrétiens pour lutter contre tout ce mal. Ces chrétiens savent que leur Dieu a connu, a vécu ces abîmes. Mais un jour, une lumière nouvelle s’est levée : la lumière du Christ ressuscité ! Il est sorti vivant du tombeau !

« Ô mort, où donc est ta victoire ?
Ô mort, où est ton dard venimeux ? »

Alors, chrétien, « lève-toi et …. marche vers le combat ! »
Et toi, chrétien, qui es déjà engagé dans cette lutte, « courage petit peuple, j’ai vaincu le monde ! »
Amen

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