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Epiphanie

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  • 4 janvier 2019
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Donnons du sens à cette fête chrétienne


A Noêl ce sont les petits et les humbles qui ont la primeur de l’adoration de l’enfant Jésus comme pour marquer que le Christ offre son amour d’abord aux plus fragiles et aux plus petits. L’Epiphanie donne une autre dimension à la venue de Jésus. Les rois mages viennent de tous les continents pour adorer Jésus envoyé par son Père vers tous les hommes. Son alliance n’est plus réservé au peuple juif, qui au travers Hérode ne l’a pas reconnu, mais à toute l’humanité.

1/Quel jour tombe l’Épiphanie ?

Pour l’Église catholique l’Épiphanie est célébrée le 6 janvier. Ce principe connaît toutefois des exceptions, en particulier dans les pays où le 6 janvier n’est pas un jour chômé, permettant ainsi aux fidèles de se rendre à la messe. Dans ces pays, l’Épiphanie est alors fixée au dimanche inclus dans la période du 2 au 8 janvier.
C’est le cas en France qui connaît d’ailleurs cette exception depuis 1802 : le Concordat n’ayant conservé que quatre fêtes chômées (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint). Les autres fêtes de précepte ont été déplacées au dimanche le plus proche.

2/ D’où vient l’Épiphanie ?

La fête de l’Épiphanie naît dans l’Orient chrétien où elle se développe parallèlement à celle de Noël. En Occident elle est rapprochée de la fête païenne de Sol Invictus (du « Soleil invaincu »). La date du 6 janvier correspond d’ailleurs à celle de Sol Invictus en Égypte et en Arabie, où le calendrier lunaire en usage accusait un décalage de 12 jours avec le calendrier solaire des Romains.

En Occident, cette fête est alors christianisée, rassemblant en un même événement les premières manifestations publiques de Jésus (c’est l’étymologie d’Épiphanie, du grec phaïnô, « faire apparaître ») : l’adoration par les mages, le baptême au Jourdain et les Noces de Cana.

L’Épiphanie arrive en Occident vers 350 (elle est déjà fêtée à Lutèce en 361). À Rome, sa célébration insiste déjà plus sur l’adoration des mages, la célébration du baptême étant renvoyée, dès le VIIIe siècle, au dimanche suivant.

La distinction entre l’Épiphanie et le Baptême ne sera toutefois entérinée qu’en 1570 par le Concile de Trente et ce n’est qu’après Vatican II qu’une véritable fête du Baptême sera instituée, en général le dimanche suivant l’Épiphanie. Quant aux Noces de Cana, elles sont marquées dans la liturgie le dimanche suivant.

En Orient, l’Épiphanie (ou Théophanie) connaît une évolution inverse. Au IVe siècle à la fête de Noël va se rattacher l’adoration des mages. l’Épiphanie se recentre alors davantage sur le baptême. Aujourd’hui encore, c’est par une bénédiction des eaux que la fête est le plus souvent marquée chez les orthodoxes.

3/ Pourquoi les rois et la galette ?

C’est Tertullien (vers 200) qui, le premier, a donné le titre de rois aux mages venus visiter Jésus à Bethléem. Leur nombre de trois rappelle les trois continents d’où ils étaient censés provenir, et leurs cadeaux soulignent que le Christ est à la fois roi (or), dieu (encens) et homme mortel (myrrhe), comme le décrira saint Ambroise de Milan au IVe siècle.

Quant à leurs noms, Gaspard, Melchior et Balthazar, ils apparaissent pour la première fois dans un manuscrit du VIe siècle.

La galette trouverait son origine dans les Saturnales de la Rome antique, célébrées au moment du solstice d’hiver et qui se terminaient par la fête de Sol Invictus. Lors de ces fêtes païennes, les Romains avaient l’habitude d’inverser les rôles entre maîtres et esclaves et utilisaient la fève d’un gâteau pour désigner le « Prince des Saturnales » qui voyait tous ses désirs exaucés le temps d’une journée. La coutume voulait que le plus jeune de la maisonnée se place sous la table et nomme le bénéficiaire de la part qui était désignée par la personne chargée du service.

En Orient, lors de la fête de saint Basile, le 1er janvier, la tradition est aussi de placer une pièce d’or dans le gâteau de Saint-Basile (Vassilopita).

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