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Déclaration des évêques de France : « Fin de vie : oui à l’urgence de la fraternité ! »

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  • 22 mars 2018
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Le 20 mars, lors de leur assemblée plénière à Lourdes, les évêques de France ont signé une Déclaration « Fin de vie : oui à l’urgence de la fraternité ! ».
Tout en exprimant leur compassion envers les personnes en fin de vie, ils saluent les professionnels de santé qui œuvrent pour que la fin de vie soit la plus apaisée possible.
Ils déplorent les disparités d’accès aux soins palliatifs sur le territoire national (malgré la loi du 9 juin 1999) ainsi que l’insuffisance des formations proposées aux personnels soignants, ce qui fait le lit des demandes de légalisation d’assistance au suicide et d’euthanasie.

Les 118 évêques signataires proposent six raisons éthiques majeures pour s’opposer à une légalisation et appellent à un sursaut de conscience pour que s’édifie une société fraternelle qui ne se trompe d’urgence.


EXTRAITS DES 6 RAISONS ÉTHIQUES MAJEURES

1- Changer la loi (2 février 2016) manifesterait un manque de respect, non seulement pour le travail législatif déjà accompli, mais aussi pour la patiente et progressive implication des soignants.

2- Mettre en place des plans de lutte contre le suicide d’un côté et permettre de l’autre la possibilité – même encadrée – de l’aide au suicide ou de l’euthanasie, n’est-ce pas inscrire au cœur de nos sociétés la transgression de l’impératif civilisateur : « Tu ne tueras pas. » ?

3- « Le pacte de confiance » qui unit soignés et soignants se trouverait fragilisé. « Tuer, même en prétendant invoquer la compassion, n’est en aucun cas un soin. » Il est urgent de sauvegarder la vocation de la médecine.

4- L’engagement médical serait brouillé si les pratiques diffèrent d’un lieu à un autre.
Les personnes vulnérables ont besoin de confiance et d’écoute pour confier leurs désirs, souvent ambivalents.
La demande d’euthanasie doit être entendue. Elle oblige à un accompagnement plus attentif, non à un abandon prématuré au silence de la mort. Il en va d’une authentique fraternité.

5- L’expérience atteste que la liberté est toujours une liberté en relation grâce à laquelle le dialogue se noue afin que le soignant soit bienfaisant.
Si certains font le choix désespéré du suicide, la société a avant tout le devoir de prévenir ce geste traumatisant.

6- Réclamer sous quelque forme que ce soit une « aide médicale à mourir », c’est imaginer des institutions spécialisées dans la mort et à chacun de se poser la question : « Ne devrais-je pas envisager un jour de mettre fin à ma vie ? »

[1] À ce sujet, voir les propositions concrètes données dans le document : Mgr Pierre d’Ornellas et alii, Fin de vie, un enjeu de fraternité, Salvator, 2015, pp. 147-149.

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