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        Année de la vie consacrée

Année de la vie consacrée

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  • 3 juin 2015
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Pèlerinage à La Puye, Maison mère des filles de la Croix


Pour en savoir plus :
- http://www.fillesdelacroix.net/
- bibiothèque paroissiale : 2 bandes dessinées sur la vie de Ste Jeanne-Elisabeth et de St André-Hubert

En cette année de la vie consacrée et pour rendre hommage aux religieuses de notre paroisse qui, se dévouent sans compter au sein de notre communauté, l’abbé Hervé a organisé un pèlerinage à La Puye. Une trentaine de personnes ont accompagné Sœur Marie-Claire et Sœur Bernadette sur les pas des fondateurs de leur congrégation, les filles de la Croix, Ste Jeanne-Elisabeth Bichier des Âges et St André-Hubert Fournet.
Six religieuses vivent dans la maison-mère, recevant des groupes de prière, des séminaires, des particuliers .… Entretenir ces bâtiments imposants, est une lourde charge, c’est pourquoi un EPAHD et une unité Alzheimer occupent l’une des ailes et bénéficient du grand jardin.
L’occasion d’apprendre que Concile Vatican II a assoupli les règles drastiques des congrégations. Sœur Marie-Madeleine (appelée aussi Sœur Mathilde Saint Gabriel), alors supérieure générale, a été l’instrument de ces changements. Sœur Bernadette nous remémore son noviciat dans ce lieu.
C’est à La Puye que réside notre chère sœur Marie-Madeleine Lamaison, successivement enseignante à Soustons, supérieure de l’institution St Joseph à Dax, supérieure générale des filles de la Croix puis 33 ans au Brésil et aujourd’hui retraitée. Quelle joie de partager ces 3 jours avec cette grande dame.

Pèlerinage avec des temps culturels réservés aux visites, et des temps cultuels pour la méditation, les laudes, l’Eucharistie. La communauté souffre cruellement du manque d’aumônier. Sœur Anne-Catherine remercie chaleureusement l’abbé Hervé de sa présence. Leur Paroisse comprend 24 clochers, les messes sont rares.

Rapide Historique
La Puye se situe dans le Poitou, région très marquée par la Révolution Française, à 40 km environ de Poitiers. Pourtant c’est pendant cette période trouble que les 2 futurs fondateurs se rencontreront. Deux personnes issues de milieux favorisés, de la noblesse pour Elisabeth, et d’une riche famille pour André-Hubert. Vingt ans les séparent. Elisabeth, seule fille d’une fratrie de 4 enfants, aimée et chérie, très croyante et sensible à la détresse d’autrui. André-Hubert, garçon insouciant dans une famille pieuse. N’avait il pas écrit sur l’un de ses livres "Appartient à André Hubert Fournet, bon garçon, qui ne veut être ni moine ni prêtre". Vie dissolue à la recherche des plaisirs faciles. Les voies de Dieu sont impénétrables et deux vies que tout semble opposer créeront la congrégation des Filles de la Croix. Le nom viendrait de la dévotion du Père Fournet à la Passion du Christ.
André Fournet, resté fidèle au Pape pendant la Révolution, se réfugie en Espagne mais revient, en se cachant, dans la ferme des Marsillys où il confesse et célèbre pendant la nuit l’Eucharistie. Les fidèles viennent de loin pour l’écouter dont une certaine Elisabeth Bichier des Âges.
En 1819, Ste Jeanne-Élisabeth, achète à La Puye un ancien prieuré du XIIème pour en faire la Maison-Mère de la nouvelle congrégation.

Guidés par Sœur Marie de Magdala, nous découvrons les principaux lieux :
- Ferme des Marsillys, propriété des parents d’André-Hubert Founet, conserve, à l’extérieur, la poutre dont le creux servait de tabernacle pendant la période de traque révolutionnaire.
- Escalier extérieur du presbytère St Pierre de Maillé : la prise de conscience de l’abbé qui, à partir de sa rencontre avec un pauvre lui demandant la charité, se défait de tous ses biens matériels.
- Dépendances du château de Molante, à Maillé, première communauté d’Elisabeth et des 5 filles qui, en 1807 ; y prononcent leurs vœux.
- Grotte de la cancéreuse, où Ste Jeanne Elisabeth a trouvé et recueilli une pauvre femme gravement malade échappée de l’hôpital. Comment ne pas penser au tombeau du Christ devant cette cavité dans la pierre. Le soleil, malgré un temps gris, illumine l’endroit.
- Chapelle, modeste appellation pour une quasi cathédrale, de style néogothique, dans laquelle se trouvent les reliquaires des 2 fondateurs.
- Cellule de Sœur Elisabeth
- Le centre de la maison-mère est occupé par un magnifique cloître.
- La maison d’André-Hubert Fournet, père spirituel de la communauté. Ancienne auberge pendant la révolution, où il a vécu jusqu’à sa mort avec sa sœur Catherine.
- Le cimetière de la communauté dans lequel de nombreuses tombes, alignées et fleuries en souvenir des nombreuses religieuses qui ont terminé leur vie à La Puye ; Chaque tombe est fleurie d’ un rosier et à l’entrée la chapelle-mausolée où fut enterré St André-Hubert avant qu’il ne soit déplacé dans la chapelle du couvent.
- Salle du Chapitre. Magnifique ecce homo devant lequel aimait à prier St André-Hubert.
- Oratoire du pressoir dernière création.
Fin de notre séjour par la visite d’une ville moyenâgeuse, proche de La Puye, Chauvigny.

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Paroisse Saint-André-de-Port-d’Albret
Curé : Hervé Castets
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Tél./Fax : +335 58 41 53 47
Véronique Capron
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