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      Un peu d’histoire à propos de la Profession de Foi

Un peu d’histoire à propos de la Profession de Foi

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  • 6 juin 2007
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La profession de foi est l’héritière de la communion solennelle. Cette dernière remonte pratiquement à l’institution du catéchisme en France au XVIIe siècle.


Un peu d’histoire

La profession de foi est l’héritière de la communion solennelle. Cette dernière remonte pratiquement à l’institution du catéchisme en France au XVIIe siècle.

Sous l’influence notamment de Vincent de Paul, la première communion prend la forme, d’une cérémonie solennelle à la fin du catéchisme. Les témoignages d’alors décrivent cette fête : La cérémonie doit frapper l’esprit des enfants. Ne pas craindre pour cela d’être touchant et de solenniser le moment, notamment en organisant la procession des communiants cierge en main. Une cérémonie habituellement précédée par une confession générale. Une fête qui donne lieu à une distribution de livres, de chapelets et d’images.

En 1910, le pape Pie X modifie quelque peu ce dispositif, il demande alors qu’on admette à l’eucharistie les enfants dès « l’age de raison » vers 7 ans. On appela cette première communion « communion privée » ou « petite ». A côté de cette « première communion », célébrée dans l’intimité familiale, se maintient la « grande communion solennelle » vers 12–13 ans, couronnement de l’enfance et du catéchisme.

Pour la majorité du clergé, une seule communion continue d’avoir de l’importance, et jusqu’en 1950 environ, la communion solennelle demeure une cérémonie populaire et indiscutée. Dans une France à dominante rurale, où beaucoup d’enfants quittent l’école vers onze ou douze ans cette fête est considérée comme un rite de passage de l’enfance à l’âge adulte.

Dès 1936, l’assemblée des cardinaux et archevêques de France ne manque pas de relever les ambiguïtés de cette fête sociale et rituelle (qui donne lieu à beaucoup d’excès). Ils conseillent que « l’on donne à la communion solennelle, comme caractère essentiel, celui d’une profession de foi et que cette profession de foi soit faite au cours de la messe » .

Les responsables pastoraux cherchent alors à valoriser la profession de foi de la communion solennelle. L’appellation « profession de foi » tend à d’ailleurs à se substituer à celle de « communion solennelle ». Un des changements hautement symbolique : l’aube, à la fois pour mieux signifier le lien au baptême mais aussi par désir de simplicité et d’authenticité. (L’aube avec la croix en bois portée sur le vêlement blanc et le cierge symbolisent l’aspect baptismal de la communion solennelle).
Dans les années 70-75 la catéchèse se transforme. La sacramentalisation des enfants est repensée dans son lien intime avec la catéchèse.

La « communion privée » devient la première communion, elle sort de l’intimité familiale pour s’enraciner davantage dans la vie communautaire locale.

Quant à la profession de foi (l’expression prévaut désormais) elle devient aujourd’hui une étape qui mène le jeune vers la confirmation. L’impact social de cette fête est encore fort pour bien des familles. Elle joue toujours, quoique de façon atténuée, sa fonction rituelle de passage au seuil de l’adolescence.

La profession de foi : une fête qui prend place après d’autres fêtes de la foi qui, surtout, en appelle bien d’autres pour vivre en Église la condition du baptisé !

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