Diocèse d’Aire-et-Dax
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Sacrement de l’Eucharistie

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  • 6 février 2012
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"Voici mon Corps livré pour vous. Voici mon Sang versé pour la rémission des péchés"


Sommaire


- L’Eucharistie est la source et le sommet de la vie chrétienne

- La première communion

- Méditation sur la messe : l’Amour est-il aimé ?

- Demander des messes pour les vivants et pour les défunts

- L’Eucharistie est la source et le sommet de la vie chrétienne
L’Eucharistie est la source et le sommet de la vie chrétienne. Elle est comme le cœur de l’Eglise. Un cœur brûlant de l’amour même de Dieu.
Le mot "eucharistie" signifie "action de grâce", remerciement pour les dons reçus, et en particulier pour Jésus Christ qui se donne à nous, réellement lors de la Communion.
Lors de l’eucharistie, le prêtre redit les paroles et refait les gestes de Jésus au cours de son dernier repas avec ses disciples la veille de sa Passion. Et par la puissance de l’Esprit Saint, le pain et le vin deviennent le Corps et le Sang de Jésus. Ainsi, par la Communion c’est la vie-même de Dieu qui nous est communiquée.
La célébration de l’eucharistie (autrement appelée « messe ») se déroule autour de 4 grands moments :
Le temps de l’accueil ; le temps de la Parole de Dieu ; le temps de l’Action de grâce et de la communion ; le temps de l’envoi en mission.

Voir les horaires des messes de votre paroisse.

Dans les églises, la présence sacramentelle du Christ demeure dans le tabernacle.
Dans la continuation de l’eucharistie, des temps d’adoration peuvent être proposés : le Christ se donne ainsi à adorer dans la « Présence réelle" du Saint Sacrement.
Des temps d’Adoration du Saint Sacrement sont organisés sur la Paroisse.

Pour les personnes malades et celles qui ne peuvent pas se déplacer, le prêtre ou le Service évangélique des malades, peuvent venir leur apporter la communion.

Quand vient le moment du grand passage, la communion portée à un mourant s’appelle le "viatique". Elle constitue le pain pour le dernier voyage ; elle est la dernière communion sacramentelle avant le face à face avec son Seigneur.


- La première communion

Tout d’abord rappelons qu’il est possible de faire sa première communion à tout âge. Pour cela renseignez-vous auprès du prêtre de la paroisse ou l’accueil paroissial ou encore du responsable de la communauté chrétienne de votre village.

Habituellement, la première communion s’inscrit dans la démarche de foi de l’enfant.
Rappelons que les parents lors du baptême de leurs enfants s’engagent à ce que ces derniers reçoivent une éducation chrétienne et reçoivent les sacrements de l’initiation chrétienne.
Ils auront par conséquent le souci de les éveiller à la foi chrétienne dès leur plus jeune âge. Souvent, les Paroisses proposent des groupes d’"éveil à la foi des tout-petits". Les enfants y découvrent l’amitié de Jésus envers eux, ils s’ouvrent au mystère de Dieu, ils apprennent à prier.
A partir du CE1, par le catéchisme leur est proposé un enseignement structuré de la foi chrétienne.
Au bout de deux ans, les enfants peuvent alors recevoir leur Première communion. Un grand moment de leur vie ; un engagement également : qui dit première communion, dit le désir de répondre à l’appel du Seigneur Jésus qui, tous les dimanches, invite les chrétiens à l’eucharistie pour écouter en Eglise la Parole de Dieu et pour le recevoir dans la Communion.



- Méditation sur la messe : l’Amour est-il aimé ?

Ce matin, le texte de l’évangile qui s’ouvre à mes yeux est celui-ci :
« Jésus se mit à parler en paraboles : Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : ’Voilà : mon repas est prêt ; … ; tout est prêt : venez au repas de noce.’ Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ... » (Mt 22, 1-14 )

En lisant ces mots de Jésus, je me suis dit que les temps n’ont pas vraiment changé. Le roi invite pour les noces de son fils, mais les invités ne viennent pas. Alors, une question : l’Amour est-il aimé ? En effet, quand on aime, on est prêt à tout pour l’être aimé.
Je cite seulement deux extraits de chansons connues : « J’irais jusqu’au bout du monde, si tu me le demandais. J’irais décrocher la lune, si tu me le demandais » ; « Moi je t’offrirai des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas »

Notre trésor quel est-il ?
Et nous, à quoi sommes-nous prêts pour aimer l’Amour ? Pour répondre à ses invitations ?
Le Roi de l’univers célèbre les noces de son Fils à chaque eucharistie mais combien, comme dans la parabole, prétextent quantités d’excuses pour ne pas y venir… et chacun s’en va là où en définitive est son cœur. « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » dit Jésus (Luc 12,33)
Notre trésor quel est-il ? Est-il en vérité celui que notre bouche confesse ? Nos actes confirment-ils nos lèvres ?
Aujourd’hui encore, comme à travers les siècles, des hommes, des femmes, des enfants, préfèrent tout perdre par fidélité au Christ Jésus. Ils connaissent la persécution, les pertes d’emploi, pertes de logement, la prison, la torture, le martyre en raison de leur fidélité à l’eucharistie.
Par exemple, cette femme qui se couche devant le véhicule des forces de sécurité venues arrêter le prêtre de la paroisse en raison de son activité apostolique : « il vous faudra passer sur mon corps si vous voulez emmener celui qui me donne le Corps de mon Sauveur ».
Cette adolescente qui pour éviter la profanation du Corps du Christ a risqué sa vie.
Ces jeunes chrétiens à qui l’ont demande de renier leur foi et qui disent à leurs tortionnaires : « nous ne pouvons pas vivre sans l’eucharistie »
Cette famille qui dans l’impossibilité de vivre sa foi dans un pays hostile au christianisme préfère tout quitter en quittant ses racines plutôt que d’être privée du Christ.

Quand on aime
Quand on aime on déplace les montagnes pour rejoindre l’être aimé ; rien n’est plus douloureux que d’être séparé de lui. On ne compte pas ses labeurs, ses souffrances … pour être avec lui. On ne se regarde pas soi mais on le regarde lui.
Le Créateur de l’univers nous invite chaque dimanche à ses noces avec l’humanité, avec chacun de nous … mais combien se passent si facilement de ce rendez-vous dominical. Pourtant à chaque eucharistie se déroule le profond mystère de notre salut et de celui du monde ; il y est question de vie éternelle ; mais combien n’y prêtent guère attention… beaucoup d’invités ne viennent pas : « La messe n’est pas dans notre village » ; « Je la regarde à la télévision » ; « J’ai tant de choses à faire, vous savez … » … mais ces raisons en sont-elles ? Examinons-nous en vérité !
Bien sûr, les malades et ceux qui ne peuvent pas se déplacer ne sont pas concernés par ces questions. Et ils font bien de regarder la messe à la télévision, de lire à la maison les lectures de la Parole de Dieu. Et Dieu qui regarde les cœurs saura les combler de ses bénédictions en attendant qu’il vienne jusqu’à eux par la Communion qui leur sera apportée.

Les invités de l’Amour
Dieu nous invite pour les noces de son fils ; nous sommes les invités de l’Amour pour un cœur à cœur avec lui ; pour une joie que le monde ne peut pas connaître. Allons-nous aimer l’Amour d’un cœur brûlant et passionné ?


- Demander des messes pour les vivants et pour les défunts

L’eucharistie (la messe) est un puissant soutien pour notre pèlerinage de foi au sein de l’histoire de ce temps jusque dans les choses les plus humbles et plus ordinaires.
Aussi sachons demander des intentions de messe pour l’enfant à naître, pour un discernement de vie, pour des fiancés, pour un mariage, pour un parent malade, pour une réconciliation, en action de grâce pour une prière exaucée, pour un événement heureux, pour la Providence de Dieu à l’œuvre dans notre vie, …. Gardons toujours en mémoire que l’eucharistie a la capacité de changer nos vies, nos familles et le monde entier.

L’eucharistie est célébrée également pour nos défunts, en particulier pour les âmes du Purgatoire. C’est poussée par la foi, l’espérance et la charité que dès le tout début du christianisme, l’Eglise a porté les défunts dans la prière de l’eucharistie, mémorial de la mort et résurrection, lieu où s’accomplit notre salut.

Ainsi, donc, c’est tout le mystère de notre vie jusque dans notre mort que nous sommes invités à déposer dans le mystère de la mort et résurrection du Christ que célèbre chaque messe.
Les bénédictions des messes célébrées pour les intentions demandées apportent de grandes bénédictions pour les vivants et pour les défunts. Ce sont sans nul doute les plus beaux gestes d’amour que nous puissions faire en cette vie.



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Paroisse Tursan-Sainte-Marie
Curé : Delord Jean Paul
5, sentier des Jardins
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