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        Portrait de l’abbé Saint-Marc

Portrait de l’abbé Saint-Marc

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  • 16 juillet 2009
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Portrait de l’abbé Saint-Marc

Huile sur toile, collection privée, 1842

C’est un portrait, aujourd’hui perdu, qui vaudra à Longa d’être admis à exposer au Salon de Paris à compter de 1835. Cette activité de portraitiste constituera d’ailleurs une grande part de l’œuvre du peintre et ne déclinera vraisemblablement qu’avec la diffusion des techniques photographiques à partir de la seconde moitié du 19ème siècle. Souvent délicats et sensibles, les portraits par Longa sont généralement ceux de notables landais, hommes ou femmes. Mais il ne faut pas oublier ses étonnants “types algériens” représentant des membres de diverses sociétés maghrébines des années 1840.

L’abbé Saint-Marc est à ce jour le seul ecclésiastique peint par Longa. Cet ancien élève du collège montois des Barnabites dont il deviendra un jour lui-même directeur , fut ordonné à Toulouse avant de devenir curé de Grenade-sur-l’Adour. Après avoir quelque peu parcouru le monde (Espagne, Angleterre et Canada) pour fuir la Révolution, il revint à Mont-de-Marsan comme archiprêtre de l’église de la Madeleine.

Longa connaissait sans doute Saint-Marc depuis son enfance. Il est d’ailleurs fort possible que l’abbé ait influé sur la municipalité pour faire doter le jeune artiste de la bourse subventionnant son séjour parisien.

Trois ans avant sa mort, l’abbé Saint-Marc prend donc la pose pour Longa. Vêtu d’une soutane dont le rabat déborde sur un fin surplis de lin, l’étole soigneusement mise, le prêtre se détache d’un fond sombre, simple badigeon auquel le peintre a souvent recours dans ses portraits. Seul le visage fait véritablement l’objet d’un travail attentif à restituer la carnation, les traits et l’expression du personnage. Fatigué – il approche les quatre vingt dix ans – mais le regard encore étonnamment vif, l’abbé Saint-Marc semble interrompre un instant sa lecture méditative pour nous prêter quelque attention, avant que de reprendre le cours de ses pensées.

C’est ce regard d’un instant qui demeure fixé pour “l’éternité” de l’œuvre.

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