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        Petite notice historique sur Pouillon

Petite notice historique sur Pouillon

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  • 24 mars 2014
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Trois hypothèses concernant l’étymologie de Pouillon :
-  Un nom d’homme : Pullius ou Polio, général romain ( mais rien ne permet d’affirmer que le village soit de l’époque romaine)
-  « Pouy long », la longue hauteur (mais le bourg se trouve dans une cuvette)
-  Polio est le nom médicinal du serpolet. Or, les villages voisins de Habas (du latin faba : la fève) et de Tilh (de tillum, le tilleul) portent des noms de plantes.
A noter qu’il existe en France une autre commune de Pouillon dans le département de la Marne.


La Préhistoire

Tout porte à croire que les plus anciens « Pouillonnais » avaient élu domicile, quelques 30000 ans avant Jésus Christ, à l’époque de l’homme de Cro-Magnon, sur la colline de Bénarrucq. Là ont été mises à jour des traces d’occupation humaine, des outils en silex tels que bifaces, burins, grattoirs, racloirs. Ces premiers hommes tiraient l’essentiel de leurs ressources de la chasse, de la cueillette et de la pêche ; ils étaient nomades et n’établissaient que des petits campements provisoires où la durée d’occupation devait être assez brève.
Au Néolithique,( de 5000 à 2500 ans avant J.C.) apparaissent des activités nouvelles, l’agriculture, la poterie, le polissage de la pierre, le tissage, comme en témoignent les haches polies, les meules, les pointes de flèche trouvées en plusieurs endroits de la commune.
Les hommes de l’Age du Fer ont édifié des monuments funéraires qui se présentent sous la forme de monticules de terre que l’on appelle des tumuli ; ils étaient nombreux dans les landes d’Estibeaux et de Mimbaste (villages du canton de Pouillon).

Epoque gallo-romaine

Au moment de la conquête romaine, s’étendait au sud de l’Adour le territoire des Tarbelles dont Dax, Aquae Tarbellicae, était la « capitale ». Il est vraisemblable que son arrière-pays, entre la vallée de l’Adour et celle du Gave, était très peu peuplé. Entre Dax et Sorde l’Abbaye, la voie romaine passait certainement à Pouillon, jalonnée par des bornes appelées « hittes », telle la « peyre de la hade », pierre de la sorcière, que l’on peut encore voir aujourd’hui.
Le Tuc de Bénarrucq, encore lui, a livré des vestiges gallo-romains, des urnes remplies d’ossements humains et de cendres, des pièces de monnaie, des dieux lares en fer »….

Moyen Age

Au Moyen Age, l’influence spirituelle et économique des Bénédictins de Sorde l’Abbaye et de Cagnotte, sur la route du pèlerinage de Compostelle, s’étend sur la région pouillonnaise. C’est ce qui explique l’importance de l’église Saint Martin, bijou du patrimoine de notre village, inaugurée dès la fin du XI°siècle ; elle mérite vraiment une visite !
Les familles nobles de Saint Martin et de Lamothe-Luppé exercent alors leur domination. Dès le XIII°s, le roi d’Angleterre, duc d’Aquitaine, possède à Pouillon un castrum, l’actuel quartier du château qu’il fait fortifier et mettre en défense. En juillet 1287, Edouard 1er y a d’ailleurs séjourné, dans le cadre d’une visite d’inspection de ses forteresses.
A la fin de la guerre de Cent Ans, un épisode important de la reconquête, la bataille de Pouillon, s’y serait déroulée en 1450, entre le capitaine gascon Ogerot de St Pée combattant pour le roi d’Angleterre et Gaston IV de Foix, victorieux, pour le roi de France.
A Pouillon, au Moyen Age, on cultive des céréales, avoine et froment, du lin des fèves ; on boit du cidre et du vin ; on élève des bovins et des volailles.

Epoque moderne et contemporaine

Les Guerres de religion ont fait d’importants dégâts dans l’église de Pouillon, comme dans beaucoup d’églises landaises, ce qui a nécessité la reconstruction des trois nefs, avec l’aide des seigneurs locaux de Saint Martin et de Lamothe-Luppé.
Au XVII°s, un cloître a été adossé au mur sud, à l’emplacement de l’actuel jardin public. Pouillon est alors une des plus grandes paroisses du diocèse, avec 458 feux (foyers) en 1700.
La Révolution a touché durement les familles aristocratiques de Pouillon, le château de Lamothe fut vendu comme bien national. Le curé réfractaire dut se cacher puis s’exiler en Espagne pendant quatre ans pour échapper à la guillotine. A son retour, il trouva l’église dans un état déplorable .
De très nombreux Pouillonnais prirent part aux campagnes du Premier Empire et en 1814, les troupes anglaises poursuivant l’armée du maréchal Soult séjournèrent quelques temps à Pouillon.
Peu de temps après, fut édifiée la chapelle de Bénarrucq, sur la colline du même nom, dédiée aux Sacrés Cœurs de la Sainte Famille.
Dans la deuxième moitié du XIX°s, la commune de Pouillon comptait 3535 habitants ; l’abbé Coudroy fit agrandir l’église de deux travées et dresser le clocher actuel. Deux graves épidémies, de peste et de choléra, l’exode rural, la première guerre mondiale qui a fait 175 victimes dans le village ont amené une diminution de la population. En 1968, il ne comptait plus que 2450 hab. Un établissement thermal gigantesque autour de la source de Bidas a failli voir le jour au début du XX°s.
De nos jours, ce gros bourg connaît une belle vitalité et se montre très accueillant, en particulier grâce aux aménagements touristiques comme ceux du Lac de Luc et à la qualité de son fleurissement. Pouillon compte aujourd’hui trois mille habitants ; c’est une station verte de vacances, un village fleuri, un « village que j’aime » .

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