Diocèse d’Aire-et-Dax
http://landes.catholique.fr/Mon-chemin-vers-Compostelle
          Mon chemin vers Compostelle

Mon chemin vers Compostelle

  • Télécharger l'article au format PDF Imprimer cet article
  • 3 février 2012
  • réagir

Partir ! Pourquoi ? Quand ? Comment ?


Tout d’abord, un rappel historique sur la légende de Saint Jacques. L’absence de Témoignage favorise Cette légende. On sait qu’il était pêcheur avec son frère Jean. Un jour, Jésus les appela, ils furent, avec Pierre, associés à tous les évènements importants de la vie du Christ. Ce dernier demanda à Jacques d’évangéliser l’Espagne. Jacques ne fit pas beaucoup de disciples mais quelques miracles. Il retourna à Jérusalem où il sera décapité en l’an 44 sur les ordres d’Hérode Agrippa. Les disciples de Jacques dissimulèrent sa dépouille dans le fond d’une barque qui échoua sur les côtes espagnoles en Galice, un endroit riche en coquillages d’où l’emblème des marcheurs : La Coquille St Jacques.
La tradition relate la révélation de la présence du corps de l’apôtre a été faite à un ermite nommé Pelage par une étoile scintillant au dessus d’un champ –compost stella- qui devint « Compostelle ». Vérification fut faite par l’évêque de l’époque, Monseigneur Théodomire, ainsi que ses fidèles qui trouvèrent le tombeau. Alphonse II fit édifier une église à cet endroit, elle fut remaniée à plusieurs reprises ; la construction début en 1075.

POURQUOI ?

Une motivation spirituelle certaine, la recherche de la Clef, mais aussi trop de soucis, de difficultés, un trop lourd fardeau à véhiculer depuis trop longtemps, des casseroles trop bruyantes que l’on traîne derrière soi, une lente asphyxie de tout mon être.
Je suis arrivée à de tels extrêmes que la décision s’est imposé à moi, un besoin de laver tous ces stigmates.

QUAND ?

Je partirai en Juin, pourquoi ? Je ne sais pas, je n’ai pas de réponse, d’autant que ma période de congés a toujours été en Septembre. De toute façon, ces deux mois sont très favorables quant à la météo et à la fréquentation de beaux paysages…
J’ai pris ma décision avec une telle assurance, une telle confiance que j’en reste surprise. Si tout était aussi simple au quotidien, notre vie en serait bien différente. Il y a parfois des situations, des moments qui nous échappent, pourquoi chercher une explication. Le fait est là : laissons le mystère agir.

COMMENT ?

Une certitude à pieds, seule, de Roncevaux à Santiago. Le mois de congés me laissant la possibilité de parcourir 800km entre les deux sites, si bien sûr, tout se déroulait comme prévu, à savoir une moyenne de 25km par jour. On ne maîtrise pas tout. L’incertitude totale. Je partais vers l’inconnu, hors du temps, hors de l’espace, seul, la peur au ventre, mais sans jamais vouloir renoncer ; le désir de partir a toujours été le plus fort. Un dernier détail à régler, et non le moindre, l’équipement. Minimum m’a-t-on dit, question de poids. Faire aussi dépouillé me paraît difficile.
Mon sac à dos était composé d’un sac de couchage, indispensable car d’une manière générale, mais pas toujours, on trouve dans des refuges une couverture sur le matelas, un tapis de sol que j’ai souvent prêté à des marcheurs arrivant trop tard, plus de matelas disponibles. Côté vêtements, j’étais très sobre.
Le trousseau du parfait pèlerin se compose d’un nécessaire de toilette. Se résumant à un morceau de savon de Marseille multifonctions, qui servira à la lessive, à la douche ainsi qu’au shampoing. Les cheveux n’étaient pas très brillants, j’en conviens : mais qu’importe, là n’est pas l’important, deux tee-shirts, un short, un pantalon, de la lingerie en double, une serviette de toilette. Là où il ne faut surtout pas lésiner, c’est sur les chaussettes. De bonnes qualités, nos pieds –instruments de marche- sont à préserver avant tout. Un minimum de pharmacie et des pansements sont également utiles : les ampoules sont les reines du chemin. Pour terminer mon inventaire, il faudra rajouter un vêtement chaud et un poncho, il arrive –à part l’hiver- de passé l’été à l’automne : pluies ; bourrasques de vents, orages… et de revenir le lendemain au printemps.
Les chaussures de marches -et non de montagnes- au vu de cette météo capricieuse, doivent être également d’excellente qualité : elles vous protègeront de l’humidité, des chutes, des morsures… Cet inventaire met en lumière un dépouillement total. Me voilà pourvue de tous les attributs, prête à me mettre en chemin.
Sur ce chemin, j’aurais le bâton comme compagnon. Compagnon de Sagesse et de Protection. Symbole de Liberté et de Recherche, ma deuxième colonne vertébrale qui m’aidera à rester debout, me soutiendra les jours de grandes fatigues. Grâce à lui, d’établira le lien esprit-terre.
A suivre

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Votre réaction

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Paroisse Tursan-Sainte-Marie
Curé : Delord Jean Paul
5, sentier des Jardins
40320 Geaune

E-mail
Tél. : +335 58 79 30 78
Plan d’accès