Diocèse d’Aire-et-Dax
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Le corps dans la liturgie

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  • 10 février 2010
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Le corps dans la liturgie

La liturgie n’est pas un spectacle, animé par quelques acteurs, devant un public.
Elle est l’action d’un peuple, l’action d’un corps social. Mais elle s’adresse aussi au corps lui-même : les rites et les gestes sont plus parlants qu’un discours.
On veillera à toujours joindre harmonieusement gestes et paroles !

- 1) La position du corps

  • Debout
    Être debout signifie que, par le baptême, on est déjà ressuscité par et avec le Christ. Cette position exprime la dignité de l’homme : les pieds sur terre, mais la tête tendue vers le ciel. C’est l’attitude normale de la prière commune où tout l’être est tourné vers Dieu.
  • Assis
    C’est l’attitude d’écoute, où l’être se fait plus intérieur, pour que l’attention soit maximale.
  • A genoux
    Cette position n’est pas privilégiée par la liturgie. Elle convient mieux à la prière individuelle.
  • La prosternation (nommée parfois « prostration »)
    Cette position est prévue en quelques circonstances comme l’ordination ou l’ouverture de la célébration du Vendredi Saint. Attitude extrême qui ne laisse pas indifférent.
  • Les mains
    Se donner la main est un signe de confiance, de fraternité.
    Lever les mains est un signe d’ouverture, d’abandon à Dieu.

- 2) les gestes
La liturgie n’est pas statique : elle bouge ! Le corps participe à la célébration :

  • S’incliner ou mettre un genou à terre pour adorer : on vénère ainsi l’autel, le lectionnaire, la croix (génuflexion devant elle le vendredi saint).
  • Allumer et tenir un cierge : le cierge pascal symbolise le Christ ressuscité, lumière du monde.
  • Asperger : asperger avec l’eau bénite rappelle l’eau du baptême ; l’eau qui purifie et qui donne la vie.
  • Imposer les mains pour transmettre la bénédiction de Dieu.
  • Tendre les deux mains pour le geste de paix.
  • Lever les mains pour acclamer, dire sa joie, se tenir en prière devant Dieu.
  • Porter les offrandes à l’autel.
  • Proclamer un texte.
  • Chanter, jouer d’un instrument de musique.

- 3) Les processions
Les déplacements sont de grande importance. Symboliquement, ils expriment que la rencontre de Dieu ne peut nous laisser en place. Le chrétien est un marcheur. La liturgie lui rappelle cette vocation en faisant marcher rituellement dans les processions.

  • La procession d’entrée
    Elle se fait par l’entrée de l’église. En tête, et si c’est possible, le thuriféraire, puis la croix, deux cierges, l’évangéliaire (ou un beau lectionnaire), adultes et enfants selon le type de célébration, les diacres, les prêtres, l’évêque.
    L’évangéliaire peut être posé sur l’autel, au début de la célébration, jusqu’à l’Alléluia. Cette procession manifeste la démarche de toute l’assemblée vers l’autel à la suite et à la rencontre du Seigneur.
  • Le déplacement pour la proclamation de l’Évangile
    Ce déplacement nous prépare à accueillir la Parole de Jésus qui lui-même annonçait la Bonne Nouvelle en marchant sur les routes de Palestine, et célèbre le livre de la Parole de Dieu. Le chant de l’Alléluia accompagne la procession de l’évangéliaire.
  • La procession des offrandes
    Elle symbolise le don de toute notre vie et de la vie du monde apportée à l’autel. Cette procession doit pouvoir s’avancer dès la fin du rite qui la précède. Autrement dit, les personnes concernées doivent se regrouper dès la prière universelle au lieu de départ de la procession.
    C’est le diacre, ou un prêtre ou le président de la célébration qui pose pain et vin sur l’autel.
    Si d’autres objets sont portés lors de cette procession, ils seront déposés à l’endroit prévu, mais jamais sur l’autel.
    • procession de communion
    • procession de sortie
  • La procession de communion est la réponse libre de chacun à l’appel du Seigneur : « Prenez et mangez… prenez et buvez… »
    Elle se forme de préférence dès la communion du prêtre et en partant du fond de l’église. Certains, arrivés devant le prêtre, aiment avoir un geste de respect : inclinaison légère du corps ou génuflexion. Ces gestes sont libres et facultatifs. On reçoit le Christ qui se donne : soit on ouvre la bouche, soit on tend la main ouverte pour que le prêtre y dépose le corps du Christ. Si on ne communie pas au calice, on se met sur le côté pour communier respectueusement. Si on communie au calice, on s’avance vers celui qui a le calice, on trempe l’hostie et on communie sur place, légèrement décalé, avant de repartir rejoindre sa place. Le geste accompli pour laisser la place à celui qui vient derrière soi indique le souci que nous avons ou non des autres.

Adultes et enfants qui ne veulent ou ne peuvent communier (divorcés remariés, responsables d’avortement…) peuvent s’avancer vers le prêtre, les mains posées sur les épaules et recevoir la bénédiction du prêtre. Ils manifestent ainsi leur foi et leur désir de retrouver la communion entière de l’Église. Tous comprennent qu’ils ne sont pas mis de côté quand ils ne peuvent encore communier. Le dialogue des enfants avec leurs parents les aide à vivre mieux la messe et les prépare à recevoir plus tôt le Corps du Christ.

  • La procession de sortie, probablement la plus mal connue et célébrée !
    Normalement, tout le monde attend que le Christ, notre berger, sorte le premier pour nous conduire en mission au-delà de l’église, au-delà de l’Église visible. Tout le monde devrait donc attendre la sortie du prêtre qui a présidé l’eucharistie au nom du Christ et sortir derrière lui. Le symbole est encore plus riche si on a utilisé la croix pour la procession d’entrée et qu’elle sert à nouveau en tête de la procession de sortie.

- Quelques points d’attention
Dans une procession, n’ayons pas peur de donner de l’ampleur à ce déplacement : qu’il y ait du monde… que l’on marche lentement… que l’on ne soit pas « collé »…

  • Dans une procession, n’ayons pas peur de montrer ce qui est porté : levons nos bras pour montrer et mettre ainsi en valeur ce qui est apporté…
  • Dans une procession, soyons heureux de ce que nous vivons : une procession n’est ni un défilé militaire ni une cavalcade… ; elle est l’expression d’un peuple heureux de faire route ensemble !

1 réaction


12 juin 2016 08:19, par De Ginestet olivier

Au paragraphe 1) la position du corps, il est écrit "à genoux, cette position n’est pas privilégiée dans la liturgie elle convient mieux à la prière individuelle."
Cette position au contraire est un signe d’humilité et de reconnaissance de la présence réel de Dieu parmis nous. Elle convient mieux précisément a la messe qu’à la prière individuelle !
Au paragraphe 3) Procession
Il serait bon de rappeller qu’au passage de la croix l’assemblée se signe et au passage du célébrant elle s’incline en reconnaissant qu’il est à cet instant, le représentant du Christ qui monte vers la croix .
Olivier de Ginestet

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