Diocèse d’Aire-et-Dax
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La mort : l’accompagner et la vivre

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  • 5 février 2012
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Accompagner quelqu’un qui meurt- La veillée de prière- Les obsèques - Les messes pour les défunts - Peut-on communiquer avec les morts ?

Sommaire général

Accompagner quelqu’un qui meurt ; l’accompagner vers la Vie

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Prière pour accompagner un mourant

Préambule  :
La période qui entoure le moment de la mort (juste avant, pendant et juste après) est très importante. C’est pourquoi, il faut l’envelopper d’une prière fervente. La prière est un grand soutien, une force communiquée, une protection offerte à celui qui vit le grand passage.
Parfois le mourant peut participer par une pleine présence à la prière. Toutefois, même si le mourant semble inconscient il peut être très réceptif de ce qui se passe et se dit autour de lui. Evitons donc les futilités pour demeurer dans l’essentiel : le salut éternel.
Notre devoir de charité est donc d’accompagner par la prière (voire une messe) la personne qui quitte ce monde pour un face à face avec son Créateur.

Et surtout, ne jouons pas à cache-cache avec celui qui meurt.
Ne lui mentons pas ; disons-lui la vérité, celle qu’il est en train de vivre, autrement dit qu’il va mourir. Qu’il va mourir et donc qu’il va vivre un grand moment de son existence : celle de paraître devant Dieu. Alors que vos paroles soient de foi, d’espérance et de réconfort car celui qu’il va rencontrer sans voile désormais, n’a jamais cessé de l’accompagner et de l’aimer au long de son existence. Celui dont il va entendre la voix est celui qui lui a parlé dans les Saintes Ecritures et par son Eglise. Celui devant qui il va se présenter est celui-là même qui l’a créé et qui s’est donné à lui dans les sacrements. Celui qui va le juger n’est autre que Jésus Christ mort sur la croix pour le sauver.
Par charité, ne vous taisez pas. Le mourant a besoin de comprendre ce qu’il vit ; il a besoin de la lumière de la foi qui éclaire le mystère de la vie et de la mort.

Soyez auprès de lui comme vous aimeriez qu’on soit auprès de vous à l’heure de votre mort. Et si la foi vous manque, priez dans la foi de l’Eglise et dans la communion des saints. Entrez dans une prière qui vous précède et vous dépasse. Laissez la prière vous porter et surtout laissez-la envelopper le mourant des bénédictions qui vont l’aider à vivre le grand passage.

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Temps de la prière avant le décès

Vous trouverez ci-après un exemple de prière possible puisée dans l’Intercession de l’Eglise pour les mourants. (« Sacrement pour les malades- Pastorale et célébrations »- Editions Tardy 2001)

  • Pour ce temps de prière, il est opportun de pouvoir se procurer de l’eau bénite et un cierge béni. Chaque famille chrétienne devrait en avoir à la maison :
    * eau, bénite en particulier à Pâques
    * cierge, béni notamment lors de la célébration de la Présentation de Jésus au Temple (2 février).

  • La prière se fera lentement avec des temps de silence. On sera à l’écoute du malade et de la prière que lui-même pourrait faire monter devant Dieu. Soyez également à l’écoute de ce que l’Esprit Saint pourrait mettre dans votre cœur en ce moment-là.

  • Commencer par un lent signe de la croix ; vous pouvez marquer le front du mourant avec l’eau bénite. Puis, …

  • « Seigneur, tu nous as créés pour la sainteté ; nous reconnaissons devant toi notre péché. Nous confions à ta miséricorde N. qui bientôt va paraître devant toi :

  • Je confesse à Dieu tout puissant, je reconnais devant mes frères que j’ai péché en pensée, en parole par action et par omission ; oui j’ai vraiment péché. C’est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les anges, tous les saints et vous aussi, mes frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

    Seigneur prends pitié. Ô Christ prends pitié. Seigneur prends pitié.
    Que Dieu tout puissant nous fasse miséricorde, qu’il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle. Amen.

Parole de Dieu

Evangile selon saint Jean 11, 25-26
« Moi je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. »

Evangile selon saint Matthieu 25, 34
« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. »

Psaume 30
« En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ;
écoute et viens me délivrer.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.
Moi, je suis sûr du Seigneur ;
je dis « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main ;
délivre-moi, sauve-moi dans ton amour. »

Intercession

Nous croyons à ta Parole, Seigneur. Sûrs de ton amour et forts de notre foi, nous tournons vers toi notre cœur, et nous t’invoquons en faveur de notre frère/sœur N.

(Silence)

Toi qui partages notre vie, réconforte-le par la présence de ton amour ; soutiens-le sur ce dernier chemin pour qu’il n’avance pas seul ; délivre-le de l’angoisse de la mort.

(Silence)

Toi qui es mort pour lui, comme pour chacun d’entre nous,
remets toi-même toute son existence, avec ses clartés et ses ombres, entre les mains miséricordieuses de ton Père et de notre Père.

(Silence)

Réjouis-le par l’amitié de tous ceux qui partagent déjà le bonheur de te connaître tel que tu es et en particulier les membres de sa famille et ses amis qui vivent auprès de toi.

(Silence)

C’est avec eux que nous disons, avec confiance et amour, la prière que nous avons reçue de toi :

  • Notre Père, qui es aux cieux,
    que ton nom soit sanctifié,
    que ton règne vienne,
    que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
    Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
    Pardonne-nous nos offenses,
    comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
    Et ne nous soumets pas à la tentation,
    mais délivre-nous du mal car c’est à toi qu’appartiennent le règne,
    la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles. Amen.

  • Que la Vierge Marie qui a été au pied de la croix et qui a vu mourir son propre fils, l’aide et nous aide à vivre dans l’espérance ce moment difficile.

  • Je sous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

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Lorsqu’il semble que le moment de la mort est imminent

N. je te recommande à Dieu tout-puissant. Je te confie à celui dont tu es la créature afin que tu ailles avec confiance à ton Créateur, lui qui dans son amour t’a donné l’existence. A l’heure où tu quitteras cette vie, que la Vierge Marie, les Anges et tous les Saints veillent sur toi de façon toute spéciale et t’accompagne vers Dieu.

Que Jésus Christ te délivre, lui qui est mort sur la croix pour toi.
Que Jésus Christ, le Fils du Dieu vivant, t’accorde le bonheur sans fin du Paradis.

N. ouvre-toi sans peur aucune et dans une totale confiance à l’infinie miséricorde de Dieu.
Puisses-tu trouver, dans la rencontre de ton Rédempteur et la contemplation de Dieu, la plénitude du bonheur éternel.

Que le Seigneur accompagne ton départ et ton arrivée dans la paix de son amour.

Que le Père, le Fils et le Saint-Esprit soient avec toi maintenant et toujours et qu’ils gardent dans l’espérance ceux qui restent ici-bas.

  • Priez une dizaine du chapelet … par exemple le mystère glorieux de la Résurrection du Christ ou celui de l’Assomption de la Vierge Marie

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Aussitôt après le dernier soupir

Préambule :

Au moment de la mort, l’âme se sépare du corps. Toutefois, cette séparation peut se faire plus ou moins difficilement en fonction de la vie de la personne, de son attachement à ce monde, à cause de combats spirituels, et pour des raisons que Dieu seul connaît.

  • « Maintenant tu peux quitter ce monde, âme chrétienne. Quitte-le …
    au nom de Dieu le Père tout-puissant qui t’a créée
    au nom de Jésus Christ, Fils du Dieu vivant qui a souffert pour toi
    au nom du Saint Esprit qui a fait sa demeure en toi par la grâce du baptême.
    Qu’aujourd’hui tu vives dans la paix et la joie du Paradis.
    Que ta demeure soit auprès de Dieu avec l’Eglise du ciel,
    avec la Vierge Marie, la sainte mère de Dieu, avec saint Joseph,
    les Anges et tous les saints.

    Venez, saints du ciel : portez-lui secours, allez à sa rencontre, anges du Seigneur.
    Venez accueillir l’âme de N. et la présenter devant la face du Dieu Très-haut.

    Accorde-lui, Seigneur, l’éternel bonheur du ciel et que brille à ses yeux la lumière sans déclin.

    Dieu notre Père, nous te confions N. qui vient de quitter ce monde qui passe ; qu’il/elle vive maintenant auprès de toi et dans ton amour infini, pardonne-lui ses péchés et ses faiblesses humaines. Nous te le demandons par Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur. Amen.

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Prière confiée par notre Seigneur Jésus Christ à Sœur Faustine
D’après le Chapelet de la miséricorde divine

  • Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre ; et en Jésus-Christ, son Fils unique, Notre Seigneur, qui a été conçu du Saint Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts ; est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant ; d’où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois au Saint Esprit, à la sainte Eglise catholique, à la communion des Saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.

  • Notre Père …

  • Je vous salue Marie …

  • Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours dans les siècles des siècles. Amen

  • (1 fois) : Père éternel, je t’offre le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité de ton Fils Bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et ceux du monde entier.

  • (10 fois) : Par sa douloureuse Passion sois miséricordieux pour N. et pour le monde entier.

  • (3 fois) : Dieu Saint, Dieu fort, Dieu éternel, prends pitié de nous et du monde entier.

  • (3 fois) : Jésus j’ai confiance en toi !

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La veillée de prière

Quand une famille est frappée par la douloureuse épreuve d’un décès, l’Eglise est habituellement sollicitée pour un accompagnement du deuil. Cet accompagnement passe par différentes étapes : la rencontre avec le prêtre pour fixer les obsèques et préparer la célébration. Ensuite, un temps de prière est organisé avec la famille et les proches autour et pour le défunt. Puis vient la célébration des funérailles suivie en général de l’inhumation.

La veillée de prière
Arrêtons-nous plus particulièrement sur le temps de prière souvent appelée « veillée de prière ».
Il y a une vingtaine d’année encore, les corps des défunts restaient dans leur quasi-totalité à la maison. Ainsi la famille devait passer une nuit avec le mort sous le même toit. Dans ce moment extrêmement sensible du deuil et souvent l’appréhension de cette nuit, était organisée une veillée de prière. On intercédait pour que l’âme du défunt puisse quitter dans la paix ce monde et entrer dans la lumière de Dieu son Créateur. Le prêtre avec les voisins les plus proches entouraient la famille et ils se relayaient dans la prière. D’où le nom de veillée.

Une évolution vers le Funérarium
Puis l’évolution de la société, et ceci en très peu d’années, a modifié cette pratique ancestrale. Désormais les corps sont accueillis dans un Funérarium, et ceci dans la grande majorité des cas.
Dès lors, la veillée s’est habituellement déplacée de la maison au Funérarium. Ce qui relevait d’un accompagnement dans un cadre familial restreint se transforme à l’occasion en un rassemblement de 50 voire 100 personnes. Dans certains lieux, c’est presque tout le village qui vient pour ce temps de prière. Parfois même, dans le but d’accueillir tout ce monde, il est arrivé que le temps de prière ait lieu dans l’église du village et non pas auprès du corps du défunt.
On le voit bien, le terme de « veillée » n’est plus approprié car il n’y a plus de veillée à proprement parlé. Il s’agit seulement d’un temps de prière de 15 – 20 mn. Au nom de l’Eglise, ce temps de prière est accompli par des membres de l’équipe paroissiale des funérailles.
Entre la veillée d’antan avec sa raison d’être et la pratique qui depuis s’est mise en place, on perçoit facilement qu’il ne s’agit plus de la même démarche. On est sorti du cadre de la proche famille et des voisins immédiats pour glisser, dans certains cas, vers un rassemblement qui réunit le village.

Des questions à se poser
Afin de percevoir que ce glissement n’est pas sans poser des questions, rappelons brièvement le rite des funérailles : le moment spécifique où doit se réunir toute la Communauté, autour du défunt et de sa famille, n’est autre que la célébration des obsèques. Cette célébration est vraiment le temps du rassemblement pour une prière commune. C’est pourquoi la veillée de prière ne concernait que la famille proche et les voisins immédiats.
Il n’est donc pas inutile de se poser la question de l’opportunité des prières qui rassemblent une foule parfois semblable à celle que les obsèques.

La sagesse du rite
Ne serait-il pas plus cohérent et sage de suivre tout simplement la démarche du rite des Funérailles ?
Cette sagesse consiste à garder le rassemblement du village et des amis à la seule célébration des obsèques et à réserver le temps de prière pour la famille proche ; un temps de prière dans l’intimité familiale si nécessaire en ces moments-là.
La démarche du deuil demande en effet qu’on respecte des étapes. La démarche du deuil nécessite des moments d’intimités tout autant que des moments communautaires ; les deux sont nécessaires.
Veillons donc à permettre aux familles de vivre dans l’intimité le premier temps de prière.
Puis soyons nombreux le jour des obsèques à les entourer et à venir prier pour le défunt.
Un dernier mot pour rendre grâce à Dieu pour la solidarité qui existe encore dans nos villages et pour tous les gestes d’amitié témoignée alors.



Les obsèques
5 grandes étapes déploient le rite des obsèques :

  • Le temps de l’accueil
  • La liturgie de la Parole de Dieu
  • La liturgie eucharistique (si cette dimension de foi est choisie)
  • Le dernier adieu et l’envoi
  • La prière au cimetière.

Un élément important pour comprendre les funérailles chrétiennes : elles reprennent les grands symboles du baptême et montre ainsi que par le grand passage de la mort, le baptisé vit en fait une nouvelle naissance où tout son être est appelé à trouver son accomplissement auprès de Dieu. Les symboles repris ce jour-là sont : la croix ; la lumière ; l’eau bénite.
Un autre symbole leur est joint : celui de l’encens ; il évoque notre prière qui monte devant Dieu pour celui qui nous a quittés.
Au sujet des Obsèques, il faut savoir que :
l’inhumation est faite par le prêtre ou par un diacre ou par un laïc de l’équipe de funérailles.
Si la crémation est la volonté du défunt, ce cérémonial se fait impérativement après l’office religieux.

  • Si vous souhaitez organiser des obsèques ou prendre un rendez-vous avec un prêtre, veuillez contacter l’Accueil paroissial.



Les messes pour les défunts


Aimer nos défunts jusque-là !
« Portons secours à nos défunts et faisons mémoire d’eux durant la célébration du repas du Seigneur… N’hésitons pas à porter secours à ceux qui sont partis et à offrir nos prières pour eux. » exhorte saint Jean Chrysostome (Hm 1 Co 41,5)

Que deviennent ceux qui nous quittent ? Cela dépend de leur vie ici bas, de leur fidélité à leur conscience, de leur accueil de Dieu et de sa miséricorde, de l’amour qu’ils auront su mettre dans leur vie de chaque jour. Mais au moment de leur mort, sont-ils prêts à vivre en pleine communion avec Dieu le Saint des saints ?
Pour ceux qui ne le sont pas, Dieu leur offre un temps de purification qu’on appelle Purgatoire. C’est là qu’intervient ce grand acte de charité qui consiste à offrir des intentions de messe pour nos défunts. Un acte de charité que saint Jean Chrysostome décrit comme une manière de porter secours. En effet, la célébration de l’eucharistie permet aux mérites de la Passion de notre Seigneur Jésus Christ d’être communiqués à nos défunts afin de les aider à parvenir au plus vite « dans la vision béatifique de Dieu », dans la vie en plénitude, une vie éternelle faite de joie, de paix, de lumière, d’amour infini.
Dans le même sens, le Catéchisme de l’Eglise catholique dit :
« Dès les premiers temps, l’Eglise a honoré la mémoire des défunts et offert des suffrages en leur faveur, en particulier le sacrifice eucharistique, afin que, purifiés, ils puissent parvenir à la vision béatifique de Dieu » (CEC 1032).

Ainsi donc, la meilleure manière d’honorer et d’aimer nos défunts, c’est de leur accorder cette immense grâce de pouvoir bénéficier de messes célébrées à leur intention. Car, que peut-on souhaiter de mieux que la paix de leur âme, et leur bonheur éternel.
Nous comprenons dès lors, combien il est important que cette démarche religieuse de prier pour les défunts soit transmise aux jeunes générations. Nous en serons par voie de conséquence les premiers bénéficiaires.
Par ailleurs, nous pouvons nous aussi communier à ces grâces de libération, de purification, de vie divine. Pour cela, nous devons participer à la messe que nous demandons pour nos défunts. Si jamais nous ne pouvons vraiment pas, nous y unir intensément par la prière et par une communion de désir.

Ne vous troublez pas pour lui !
Sainte Monique et son fils Augustin (le futur grand saint) sont en Italie, donc pour eux en terre étrangère. Sainte Monique pressentant que sa fin est proche, confie ses souhaits à son fils Augustin :
« Enterrez mon corps n’importe où ! Ne vous troublez pas pour lui d’aucun souci ! Tout ce que je vous demande, c’est de vous souvenir de moi à l’autel du Seigneur où que vous soyez ». (Conf 9, 11, 27)
Leur présence est ailleurs
La consigne de Ste Monique est d’une profonde sagesse. En effet, combien sont ceux et celles qui déchirés par la perte d’un époux, d’une épouse, d’un enfant, d’un parent, vont parfois chaque jour et ce tout au long de l’année, sur la tombe de l’être cher qui les a quittés. Ils vont leur parler comme s’ils étaient là, dans la tombe. Le danger est alors grand de plonger dans une dépression, de ne pas faire le pas du deuil, de demeurer dans le passé et ce faisant de ne plus vivre le quotidien. On se culpabilise de vivre alors qu’eux sont morts. Pourtant, comment mieux témoigner de notre amour à nos défunts sinon précisément en vivant pleinement notre vie ? Leur joie, n’est-ce pas de nous voir heureux ?
Par ailleurs comme l’évoque Ste Monique, à la mort notre présence n’est plus dans le corps qui nous nous le savons redevient poussière. Mais notre présence est ailleurs parce que notre âme est ailleurs. Cette présence ne se découvre que dans la prière et quel que soit le lieu.
Ste Monique demande qu’après sa mort, on la porte à la prière de la messe et précise-t-elle « où que vous soyez ». En effet, nos défunts ne sont pas dans telle église ni dans tel cimetière (même s’il est important d’honorer et d’entourer de respect leur sépulture : cela est un devoir d’amour, de mémoire et d’humanité tout simplement). La meilleure façon de les rejoindre c’est comme le dit Ste Monique par la célébration de l’eucharistie, par la messe quel que soit le lieu. Dès lors que la messe soit célébrée dans notre village, dans le village voisin, ailleurs en France ou à l’étranger, la même communion se réalise, la même grâce est communiquée à nos défunts et à nous-même. Le Christ est le même partout. Là où il y a le Christ il y a tout le ciel avec lui. Là où il y a le Christ, il y a toute la puissance de salut pour nous-même et pour nos défunts.
Leur présence est là
S’il est un lieu où nous pouvons expérimenter de façon unique la Communion des saints, c’est à dire la communion avec tous nos frères et sœurs en humanité répandus par toute la terre mais également ceux et celles qui nous ont quitté et qui ont passé par delà le voile de ce que nous appelons la mort, mais que l’Eglise appelle : naissance au ciel …
Si donc, il est un lieu où nous sommes proches de nos défunts et eux de nous, où nous pouvons nous aider mutuellement …
Ce lieu n’est à rechercher nulle part ailleurs que dans l’eucharistie.
Là, Dieu se livre à nous. Dès lors, nos péchés sont pardonnés.
Là, Dieu se donne à nous. Dès lors, nous recevons la vie éternelle.
Là, Dieu se communique à nous. Dès lors, nous sommes de jour en jour embellis pour devenir ce pour quoi nous sommes tous créés : des saints. La sainteté est notre vocation première et dernière. Dieu veut que nous vivions notre vie à plein, à 100%, voire davantage avec la grâce de Dieu.
Telle est le sens de la fête de la Toussaint, autrement dit, « Tous saints », vous, moi, nous tous.



Peut-on communiquer avec les morts ?

Douleur compréhensible.
La perte d’un enfant, d’un époux, d’un parent, d’un ami constitue une profonde douleur et on a parfois d’énormes difficultés à la dépasser. Leur absence nous est insupportable. Des questions alors se bousculent en nous : que sont-ils devenus ? sont-ils heureux ? ... on a envie de savoir.
Alors, la tentation est grande de se tourner vers certaines pratiques dans l’espoir de trouver une réponse, voire de renouer un contact. C’est ici que parfois, on va consulter un médium, c’est à dire une personne qui dit avoir le pouvoir de communiquer avec les défunts. Une porte semble alors s’ouvrir dans le mystère de la mort. On peut même être témoin de phénomènes un peu étonnants comme par exemple le défunt qui semble parler par la bouche du médium. On croit reconnaître sa voix et donc on donne crédit à ce qui se déroule et à ce qu’on entend.

Un peu de discernement !
Nous allons, plus loin, reprendre ce qui dit la Bible et l’Eglise. Mais au préalable, quelques éclaircissements : Qu’est-ce qu’en vérité un médium ? Que se passe-t-il au juste ?
Le médium est une personne qui invoque et se laisse posséder, habiter, par des « Entités ». Le mot « Entité » est l’expression que le milieu ésotérique utilise pour désigner de façon édulcorée les esprits du monde occulte et du monde des ténèbres. Quand le médium est sous l’emprise de l’Entité, c’est donc cette Entité qui agit et parle à travers elle. Les Entités (esprits occultes) appartiennent au monde spirituel et ont par conséquent la capacité de connaître le passé des gens et sont aussi de bons imitateurs.
Les pratiquants du spiritisme savent par expérience que ce ne sont pas avec les morts qu’on communique habituellement mais avec des esprits du monde des ténèbres, et pour faire court et pour être explicite, avec des démons.
Comment ? … réagirons certains à ces mots ; et plusieurs de ceux qui ont pratiqué ce genre de séance seront offusqués. Comment peut-on dire des choses pareilles, répondront-ils puisque les paroles prononcées dans ces séances rapportent des faits véridiques du passé ; de plus, la voix dit souvent des paroles de réconfort dont on a tant besoin.
N’oublions pas que les esprits du monde des ténèbres sont intelligents. Relisons pour s’en convaincre les premiers chapitres de la Bible. Leur but, en effet, n’est pas de nous faire peur, mais de tisser des liens de plus en plus forts avec nous afin de mieux nous lier, nous enchaîner, et surtout pour nous détourner de Dieu et du salut apporté par Jésus Christ.

La preuve en est, que pour nombre de personnes qui pratiquent ce genre de séances, outre le fait qu’elles prennent habituellement de la distance avec la foi véritable et la pratique des sacrements, outre donc ces points importants, il y a le fait qu’il suffit parfois d’une simple bénédiction pour que des manifestations se produisent. Ces dernières révèlent tout simplement les liens que nous avons contractés avec le monde des ténèbres. Cela peut aller jusqu’à des infestations (pour utiliser le vocabulaire religieux). D’où la nécessité pour retrouver la liberté des enfants de Dieu de recourir à une prière de délivrance de l’Eglise et au sacrement de la réconciliation.
Ces pratiques mettent donc en danger notre salut éternel.

La question initiale demeure
Comment savoir ce que vivent nos défunts ? Peut-on garder des rapports avec eux ? Je vous renvoie aux articles précédents dont les titres sont les suivants :
« Ne vous troublez pas pour lui ! » et « Aimer nos défunts jusque-là ! »
Par ailleurs, il faut aussi savoir accepter de ne pas tout savoir et pour un temps faire le deuil d’une présence sensible de ceux qui nous ont quittés. Mais un jour viendra où nous les retrouverons car Dieu est le Dieu de la vie, la vie en plénitude, la vie éternelle.

Pour terminer voyons de que nous disent l’Eglise et la Bible

Catéchisme de l’Eglise Catholique

2115- Dieu peut révéler l’avenir à ses prophètes ou à d’autres saints. Cependant l’attitude chrétienne juste consiste à s’en remettre avec confiance entre les mains de la Providence pour ce qui concerne le futur et à abandonner toute curiosité malsaine à ce propos. L’imprévoyance peut constituer un manque de responsabilité.

2116- Toutes les formes de divination sont à rejeter : recours à Satan ou aux démons, évocation des morts ou autres pratiques supposées à tort "dévoiler" l’avenir (cf. Dt 18,10 Jr 29,8). La consultation des horoscopes, l’astrologie, la chiromancie, l’interprétation des présages et des sorts, les phénomènes de voyance, le recours aux médiums recèlent une volonté de puissance sur le temps, sur l’histoire et finalement sur les hommes en même temps qu’un désir de se concilier les puissances cachées. Elles sont en contradiction avec l’honneur et le respect, mêlé de crainte aimante, que nous devons à Dieu seul.

2117- Toutes les pratiques de magie ou de sorcellerie par lesquelles on prétend domestiquer les puissances occultes pour les mettre à son service et obtenir un pouvoir surnaturel sur le prochain, - fût-ce pour lui procurer la santé -, sont gravement contraires à la vertu de religion. … . Le spiritisme implique souvent des pratiques divinatoires ou magiques. Aussi l’Eglise avertit-elle les fidèles de s’en garder. Le recours aux médecines dites traditionnelles ne légitime ni l’invocation des puissances mauvaises, ni l’exploitation de la crédulité d’autrui.

Bible
« On ne trouvera chez toi personne qui pratique divination, incantation, mantique ou magie, personne qui use de charmes, qui interroge les spectres et devins, qui invoque les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination au Seigneur ton Dieu ». (Deutéronome 18, 10-12)



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