Diocèse d’Aire-et-Dax
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        Je m’appelle Jean-François

Je m’appelle Jean-François

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  • 13 février 2014
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Je suis né à Paris. Je vis et demeure à Saint-Cricq-Chalosse depuis 1985. Bientôt, je serai âgé de 56 ans.


La vie que je menais

Je vais vous raconter ce que et de quoi je vivais quand Pierre m’a rencontré pour la première fois. Tout d’abord, une explication concernant l’état de délabrement physique et moral dans lequel il m’a trouvé.

Après le décès de mes parents, j’ai fait ce qu’on appelle, une profonde dépression qui a entraîné un certain dégoût de la vie et donc le repli sur soi. Pendant plus de trois ans, je ne me suis plus occupé des courriers administratifs que je brûlais ou déchirais.
Je ne payais plus les factures qui ont eu pour conséquences : plus d’électricité et de chauffage pendant deux ans (l’hiver, 2° à l’intérieur de la maison). Évidemment, je ne touchais plus d’argent depuis longtemps. Je ne mangeais pas grand chose. Juste de quoi rester en vie avec pour seul menu : 3 cuillerées d’huile, un fond d’eau, un sucre, du sel, du poivre, du vinaigre pour le goût, le tout trois fois par jour.

Pour me distraire, je n’avais que la radio qui fonctionnait avec des piles.
Je n’avais pas l’idée d’appeler à l’aide.
Je m’étais habitué à ma misère.
J’étais presque heureux d’être seul.
Et puis, un soir, Pierre est venu, averti par une de mes voisines lui conseillant de venir me voir parce qu’elle se faisait du souci pour moi. Et cela a changé ma vie.

Fin du drame. Tendre la main aux autres

Une fois que j’ai commencé à remonter la pente, grâce aux aides conjuguées du Secours Catholique, du Secours Populaire, de l’Entr’Aide Hagetmautienne, des Services sociaux, sans oublier toutes les personnes qui se sont occupées de moi et qui sont devenues, pour la plupart, des amis, je me suis posé une question : sans tous ceux-là,
je serai mort ou à la rue, ce qui n’est guère mieux. Comment les remercier ? Comment puis-je les aider ?
C’est pour cela que j’ai demandé à Pierre et à Jacques de devenir bénévole à l’Entraide, pour la préparation et la distribution des colis alimentaires.
Si vous saviez le bonheur que je ressens quand j’aide ces personnes à
remplir et à porter leur sac. J’ai l’impression d’être utile et, quand je suis remercié d’un sourire ou d’un merci, je suis touché en plein coeur.
Si mon aide au sein de l’Entr’aide peut permettre aux personnes bénéficiaires (qui sont autant en difficultés que je l’ai été) de remonter en surface, alors oui, cela suffira pour faire de moi un homme heureux.

Je voudrais finir ce témoignage en envoyant un énorme merci à la paroisse de Saint-Girons-de-Chalosse pour m’avoir permis de vivre l’un des plus beaux moments de mon existence, tant au point de vue humain que spirituel.

Encore Merci et Vive DIACONIA !

- Témoignage de Pierre

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