Diocèse d’Aire-et-Dax
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Homélie du 24 Septembre 2017

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  • 27 septembre 2017
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25° T.O.
Mt XX, 1-16

Cet Evangile que nous venons d’entendre, ferait-il l’éloge de l’injustice et du caprice de l’employeur ?..... A quoi peut bien penser Jésus quand il raconte une histoire pareille, celle que nous appelons « parabole » ?

Les paraboles sont des histoires où, tout à coup, rien ne se passe comme il serait normal. Elles contiennent toutes une graine de folie, un brin d’extravagance, de démesure. La parabole du vigneron ne fait pas exception.
La démesure, c’est exprès pour piquer l’attention, pour nous préparer à entendre un message étonnant.
La démesure, pour révéler le visage d’un Dieu qui nous aime avec démesure.

Eh bien, à nous de comprendre qui est Dieu !
Sinon Celui qui embauche inlassablement,
Sinon Celui qui appelle depuis toujours,
à toutes les heures de l’histoire de l’humanité
à toutes les heures de la vie d’un homme.
C’est que Dieu fait confiance à tous, même aux derniers venus, à ceux qu’on n’attendait pas, ceux qui ne s’y attendaient pas, ceux qui ne méritaient pas. Avec Dieu, il n’est pas question de mérites, de salaire. Pas de barème, pas d’horaire. Ce n’est pas une question d’heures passées.

Ce vigneron révèle décidément un Dieu inimaginable, déraisonnable, qui donne gratuitement, sans comptabiliser les heures et les mérites, un Dieu qui ne désespère jamais de personne, jusqu’à la dernière heure, un Dieu pour qui il n’est jamais trop tard.
C’est peut-être étonnant mais c’est tout l’Evangile. Jésus a révélé cet amour gratuit de Dieu auprès de ceux qu’il a croisés sur son chemin. Combien étaient-ils qui désespéraient d’eux-mêmes, parce que leur entourage les avait méprisés, condamnés.
Pensez à la prostituée venue troubler de ses larmes et de son parfum le repas organisé par Simon le pharisien.
Pensez à Zachée, le fonctionnaire véreux.
Pensez à la Samaritaine ou au larron en croix, celui-là qui est un ouvrier de la onzième heure, disons plutôt du dernier quart d’heure !
Sur chacun, Jésus a posé un regard de tendresse. Au-delà de leurs défaillances, Il a su rejoindre leur cœur et y faire luire l’espérance.

Bonne nouvelle, oui, et bonne pour chacune et chacun d’entre nous. Cependant, une question est soulevée : Quoi qu’on fasse, Dieu nous aime malgré tout ! Faisons n’importe quoi ! N’est-ce pas trop facile ?...
Mes amis, il ne faut tout de même pas lire l’Evangile à l’envers. Jésus ne nous dit pas qu’on peut faire de sa vie n’importe quoi. Dans cette parabole et dans tout l’Evangile, il nous dit qu’aucune de nos infidélités ne lasse la fidélité de Dieu et qu’il attend l’heure où nous serons enfin prêts, même si c’est la onzième heure, à répondre à son invitation à rejoindre ceux et celles qui travaillent à sa vigne.

« Allez vous aussi à ma vigne… « Vous aussi...  » Alors, mes frères, au travail ! Il n’est jamais trop tard pour s’y mettre. La foi chrétienne nous engage. Aussi trouvons la volonté d’agir pour faire advenir concrètement en ce monde le Royaume de Dieu. C’est cela travailler à la vigne.

Amen

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