Diocèse d’Aire-et-Dax
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        Florence Cosse à Brassempouy (40)

Florence Cosse à Brassempouy (40)

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  • 3 août 2012
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Le village landais de Brassempouy est célèbre d’abord pour sa « Dame à la capuche » parmi les première représentation d’un visage dans l’Histoire de l’humanité. Ensuite pour sa charmante église Saint-Sernin.
Curé de la paroisse au début des années 2000, l’abbé Jean Malfroy souhaitait y installer un nouveau mobilier réellement digne des lieux.


D’autant qu’une récente et ample restauration de l’édifice - classé Monument historique – avait pris le parti de restituer le décor audacieux (XVI°) des voûtes rouge sang de la nef comme le bleu profond à semi d’étoiles d’or pour le chœur. Tout comme l’ocre et le vert des boiseries (XVIII° siècle) entourant le lourd et pompeux ancien autel néo-gothique (XIX°) de marbre blanc.

Pour ce projet mobilier, Dominique Kaeppellin fut d’abord pressenti, qui venait de réaliser l’ensemble du mobilier liturgique de l’église, proche, d’Amou et présenta un avant-projet qui ne fut finalement pas retenu. Florence COSSE, qui travaillait de son côté à un projet sur Dax, fut également sollicitée et sa proposition fut adoptée.

Plusieurs contraintes devaient être prises en compte :
L’exiguïté de l’espace liturgique ; la présence massive d’un ancien autel sans grâce ; un décor ambiant désormais riche et bariolé. Enfin, la nécessité de pouvoir déplacer plus ou moins le futur mobilier selon les circonstances (obsèques en particulier)…

Le projet de Florence Cosse consistait dans la seule mise en place d’un autel-table et d’un ambon, le tout en bois de hêtre.
Les dimensions très modestes de ces objets ainsi que leur lignes quasi-minimalistes devaient leur conférer à la fois une « chaleur humaine » et une discrétion propres à ne pas rajouter un surplus de profusion visuelle dans ce lieu déjà bien occupé.
En même temps, le parfait équilibre des volumes et des lignes, comme les teintes (bois, rouge, bleu et or) qui leur étaient attribuées, leur conférerait une réelle présence et une sobre délicatesse parachevées par la qualité du travail de fabrication.

Mis en place en bénis juste avant la messe télévisée (Le Jour du Seigneur) du 7 août 2011, ce mobilier est depuis en fonction. Même hors liturgie, il continue de produire remarquablement son effet : Son extrême simplicité d’apparence tranche modestement mais fortement avec le reste du décor. L’autel et l’ambon existent par eux-mêmes et font signe. Et, cependant, ils s’harmonisent avec une rare élégance aux legs des siècles précédents.

Aussi, ce nouveau mobilier de Brassempouy fera date par sa vertu essentielle : il est juste en tous points.

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