Diocèse d’Aire-et-Dax
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          Éclairage et chauffage des églises

Éclairage et chauffage des églises

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  • 13 janvier 2009
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- La mise aux normes
Dans les églises communales recevant du public, la commission de sécurité doit effectuer des visites régulières. Lorsque la vétusté des systèmes de chauffage ou de l’installation électrique s’aggravent, l’affectataire doit prendre conscience de sa qualité d’usager exclusif. C’est lui, l’utilisateur direct des lieux, qui engage sa responsabilité personnelle en omettant de signaler ce qui est déficient en ce domaine.
Il y va de la sécurité des fidèles et de l’édifice. Si les choses sont de nature à provoquer la fermeture de l’église (à titre conservatoire), la crainte d’une telle éventualité ne doit pas conduire au silence. Si la municipalité n’est pas consciente de son devoir, c’est lui rendre service à terme que de provoquer un examen de la situation.
Il va sans dire que les règles de conformité ont évolué, notamment en matière de chauffage.


- Les choix
S’agissant du chauffage, les CDAS n’ont pas à imposer une solution. Il faut évaluer les critères du coût, de l’efficacité, de l’esthétique. La difficulté majeure étant de chauffer une église correctement pour un moment bref et ponctuel. Dans bien des édifices protégés au titre des monuments historiques (mais aussi ailleurs), le chauffage par le sol semble être principalement retenu car il est le meilleur garant de la conservation grâce à sa stabilité de température. Il représente un investissement onéreux.
S’agissant de l’éclairage, les CDAS ont de l’expérience.
Rappelons combien il est nécessaire de faire appel à des éclairagistes avant de passer commande à un électricien. Il y a une lecture de l’édifice préalable : place de la lumière naturelle, lieux plus sensibles que d’autres, etc. Notons qu’un bel et bon éclairage doit conjuguer la mise en valeur et l’utilisation fonctionnelle et qu’il n’est pas nécessaire de placer beaucoup de points lumineux pour une bonne diffusion. Il faut surtout les implanter aux endroits les plus stratégiques.


- Le financement des travaux
Il est aujourd’hui démontré par une jurisprudence constante que la commune propriétaire participe à ce titre aux travaux de chauffage et d’éclairage. Car la sécurité de l’édifice passe par là et son entretient à long terme aussi. Mais la paroisse peut être sollicitée selon un pourcentage qui dépasse rarement 20% du coût total des installations. On sait aussi que les communes bénéficient d’aides extérieures pour ce type de travaux, notamment de la part du Conseil Général.

Qui commande paie, dit-on. Mais il n’est pas normal que de tels travaux soient entrepris sans que l’affectataire soit averti et entendu. Quelques exemples récents prouvent qu’en agissant sans concertation, certains travaux sont devenus des échecs et par là des dépenses perdues.


- Le financement de l’entretien
Il incombe à l’affectataire, même si rien n’interdit au propriétaire d’en assumer une part. Le clergé et les fidèles sont les premiers bénéficiaires des installations et les usagers permanents.

Sur ce point, les dépenses sont parfois lourdes. Mais si les installations donnent satisfaction et garantissent la sécurité des fidèles comme des visiteurs, notre capacité de persuasion auprès des communes propriétaires doit savoir s’en tenir à ce qui est requis et non à ce qui est souhaité.

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