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        Cultures transgéniques, comment le situer dans la Bible ?

Cultures transgéniques, comment le situer dans la Bible ?

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  • 3 décembre 2009
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Nous avons reçu la question suivante :

" Cultures transgéniques (maïs) comment le situer dans la Bible :
domination du monde ? tour de Babel ?
Et le clonage humain : "pourra-t-on encore dire que l’homme sera à l’image de Dieu ?"

a dit un jeune des JMJ… "

Concernant les cultures transgéniques et la Bible : on peut s’appuyer sur Genèse 1, 26-28 pour justifier une saine maîtrise de la nature, plantes et animaux. La tradition biblique reconnaît à l’homme la capacité de "dominer" cette nature, et lui en donne même la mission. De ce point de vue, la manipulation génétique des plantes peut s’inscrire dans cette logique : cela fait des siècles que l’on manipule les plantes pour obtenir plus de rendement ; la génétique est simplement un outil plus performant. Mais, bien sûr, cette "domination" de la nature a un sens : il s’agit de coopérer à l’œuvre créatrice de Dieu. Et l’œuvre créatrice de Dieu consiste à créer un équilibre, une harmonie entre l’homme et son environnement, une harmonie au service de l’homme (le contraire du "chaos" originel).

Il est vrai que les manipulations génétiques du vivant peuvent donner le vertige : on peut avoir l’impression de "jouer à Dieu" en créant de toutes pièces de nouvelles formes de vie. Nous courrons bien le risque de "nous prendre pour Dieu", et le mythe de la "tour de Babel" nous invite à la lucidité : l’orgueil peut nous perdre, et nos prouesses techniques, si elles sont mal dirigées ou non maîtrisées, peuvent se retourner contre nous. Est donc à exclure tout ce qui détruit la nature, ce qui l’empoisonne, ce qui la "dé-nature" en prenant le risque de rompre les équilibres nécessaires à la vie.

Il y a un sens à trouver : la maîtrise technique sur la nature est notre lot, mais elle doit être mise au service de la vie humaine, qui ne peut être dissociée des formes de vie environnantes. Il est donc normal que nous progressions dans la technologie pour prendre en main notre avenir. Mais quel avenir ? Le problème du transgénique est là : nous ne savons pas encore très bien quelles seront les conséquences à long terme de nos manipulations, ce que cela peut produire dans la nature, et sur les êtres humains qui consomment ces produits. Le problème éthique se pose même en d’autres termes : faut-il – au nom de la rentabilité, et donc de l’argent – prendre des risques inconsidérés sur l’avenir à long terme ?

Concernant le clonage, en particulier le clonage humain : il s’agit là d’une question plus grave, qui nous paraît mériter une réflexion approfondie. Vous trouverez donc ci-joint un dossier plus conséquent, qui vous livre à la fois un état des lieux, et quelques pistes de réflexion.

Le « clonage » : éléments pour une réflexion

1. L’affaire Dolly :
Le Dimanche 23 février 1997, la presse (en l’occurrence l’Observer) annonce la naissance d’une agnelle nommée Dolly, à l’Institut Roslin (près d’Édimbourg, en Écosse). Son originalité : c’est le premier clone (officiel) d’un mammifère adulte, la première copie (presque) conforme d’une brebis de 6 ans, réalisée à partir d’une cellule du corps, c’est à dire à partir d’une cellule ni sexuelle ni embryonnaire (ce point a fait cependant l’objet d’une polémique). Dans les semaines qui suivent, la France, les USA, l’Italie, puis l’Argentine, le Japon, la Corée, l’Égypte, etc. réagissent : moratoires, interdits provisoires, volonté de réexaminer les lois… À l’horizon, dans l’esprit du public, une évidence se fait jour : le clonage humain est donc possible !

2. Quel est l’intérêt de cloner ?
Tout d’abord, disent les scientifiques, il s’agit de comprendre les mécanismes fondamentaux de la vie, à seule fin de recherche. Il y a une différence entre "travailler sur le clonage" et "faire naître des clones" à telle ou telle fin. C’est donc – comme souvent – dans l’usage que l’on va en faire, que se situe l’intérêt ou la perversité de la chose.

En couplant clonage et manipulation génétique (ce que permet parfaitement la technique mise au point pour Dolly), on peut rêver de produire en grand nombre des animaux qui posséderaient des caractéristiques particulières. Quelques exemples :
- Pour l’industrie pharmaceutique : des vaches produisant dans leur lait de l’albumine, des protéines ou des anticoagulants humains (pour en faire des médicaments).
- Pour la médecine : des porcs manipulés pour fournir des organes compatibles avec l’organisme humain (pour des transplantations).
- Pour la recherche : des souris et des singes capable d’attraper les maladies humaines (afin de travailler en laboratoire sur des traitements plus directement transposables à l’homme).
- Pour la thérapie génique ou après des accidents graves : cultiver et reproduire des cellules de la personne atteinte (donc immuno-compatibles) afin de reconstituer un organe détruit ou lésé.

Mais d’autres intérêts apparaissent facilement :
- Pour l’élevage : produire des troupeaux "parfaits" à partir de quelques animaux particulièrement performants ou résistants, plus productifs, etc.
- Pour l’humain : tout simplement procréer, quel que soit son état, avec ses propres gènes, se prolonger dans ses enfants (ou se transposer dans ses doubles).2 Pour les couples homosexuels, ou quand homme et femme sont tous deux stériles, la seule technique de procréation assistée reste le clonage.

3. Les prises de position :
Globalement (pour l’instant), les Américains et les Britanniques hésitent à interdire le clonage humain, en vertu d’arguments divers :
- Il ne faut pas se priver d’outils thérapeutiques.
- Il ne faut pas risquer de perdre l’avance technologique dans ces domaines.
- C’est inutile d’interdire parce que, de toutes façons, ça se fera ailleurs.
- Ce serait porter atteinte à la liberté individuelle.

Par contre, l’Europe et des organisations internationales comme l’O.M.S. et l’U.N.E.S.C.O. ont très rapidement pris position contre. Exemple : la « Convention pour la protection des droits de l’homme et de la dignité de l’être humain à l’égard des applications de la biologie et de la médecine » (Oviedo, 04 avril 1997). Parmi les dérives possibles évoquées par cette convention, on peut citer : la manipulation d’une personne sans son consentement (surtout celles souffrant de troubles mentaux), la discrimination fondée sur la génétique, les modifications non thérapeutiques (et transmissibles) du génome humain, diverse formes d’eugénisme, le choix du sexe de l’enfant à naître, l’utilisation d’embryons humains à seule fin de recherche, la commercialisation du corps humain ou d’une partie, etc.

Pour l’instant, le clonage est interdit en Allemagne, en Espagne, au Danemark, et en Australie. Il est provisoirement suspendu en Italie, en Argentine, et au Canada. Il est sujet à discussion (flou juridique) en France, au Royaume-Uni et en Israël. Il est libre aux États-Unis (mais B. Clinton a demandé un moratoire), au Japon, en Roumanie, en Chine, en Corée du Sud …

4. Problèmes :
D’un point de vue technique, vu la complexité de la tâche et le faible taux de réussite (l’expérience Dolly a nécessité 227 embryons pour 1 naissance), il faudrait des centaines de mères porteuses pour espérer quelques naissances. D’autre part, les chromosomes du donneur auront l’âge du donneur, ce qui fait qu’ils auront été longtemps exposés à diverses agressions : rayons cosmiques, rayons X, ultraviolets, radioactivité naturelle, pollution chimique mutagène, etc. À ceci il faut ajouter les risques liés aux manipulations du noyau. Les risques de dommages importants et d’anormalité sont donc assez élevés.

Et l’on ne sait pas encore très bien la tenue dans le temps des chromosomes ainsi répliqués : il semble que le clone ait en fait "l’âge de son génome", c’est à dire celui du donneur. Si cela s’avère exact, l’espérance de vie du clone serait d’autant plus faible que le donneur est âgé ; son vieillissement peut être accéléré.

D’un point de vue psychologique, le risque majeur et évident est le positionnement du clone dans le temps et l’espace des relations. Il ne peut s’inscrire ni dans une généalogie, ni à proprement parler dans le complexe d’Œdipe. Selon des psychologues ou des psychanalystes (G. Delaisi, …), il y a de très fortes chances pour qu’un tel être humain ne parvienne pas à s’enraciner, et qu’il développe une névrose. À ceci s’ajoute le contexte dans lequel vivra le clone : pour quelle raison la personne "originale" a-t-elle voulue être clonée ? Si c’est par fantasme narcissique ou d’immortalité, quel sera son comportement vis à vis du clone ? Le laissera-t-elle "vivre sa vie" ? Si c’est dans un couple stérile, "Vous imaginez une femme qui accouche de la reproduction de son conjoint et lui donne le sein ? Et un homme qui bercerait dans ses bras la copie conforme de sa femme ?" (J.F. Mattéi, pédiatre et généticien). N.B. La question ici soulevée, celle du "projet que l’on fait sur l’enfant" concerne tout parent pour tout enfant – bien sûr – mais elle prend ici une dimension particulière du fait de l’identité symbolique et biologique du clone et du cloné.

5. Réflexions :
Pour beaucoup de chercheurs biologistes, les choses sont claires : le clonage des mammifères est simplement un outil de recherche et une technologie agro-vétérinaire.

Mais l’aspect symbolique est très fort : il y a longtemps que l’on sait cloner (bouturer) des plantes, sans que cela pose problème … mais là, on sait qu’il est désormais possible (voire déjà réalisé) de cloner un être humain. Mais surtout, en reproduisant à l’identique (ou presque) un être vivant aussi complexe qu’un mammifère, les chercheurs ont brisé une des lois fondamentales de la reproduction sexuée, qui fait que tout nouveau-né est un être nouveau, unique, différent des autres. Les techniques de fécondation assistée procédaient de la même logique que la procréation naturelle : le résultat est pour une large part imprévisible, car deux messages génétiques différents entrent en compétition. Avec le clonage, il devient possible de fabriquer "en série" des individus pratiquement identiques.

Le clonage alimente donc le fantasme du "bébé parfait", c’est à dire l’exacte reproduction de moi-même, qui rejoint, par certains côtés, celui de l’immortalité ! Or, ce n’est déjà plus un simple fantasme : il y a déjà longtemps que des cliniques spécialisées vendent sur catalogue des embryons congelés à choisir selon divers critères (bébé parfait) ; le pas de plus, c’est que des laboratoires, déjà, congèlent (cryogénisent) des cellules de ceux qui veulent se faire cloner pour "renaître" dans les prochains siècles (immortalité).

Attention, il s’agit bien d’un fantasme : même avec un patrimoine génétique identique, deux êtres vivants vont avoir une évolution biologique différente, liée à ce qu’ils vont manger, boire, respirer, etc. Pour des êtres humains, tout le jeu des relations sociales et humaines (forcément différentes d’un individu à l’autre) va former des individus différents, originaux. Pour que deux êtres humains soient identiques, ils faudrait qu’ils fassent les mêmes choses au même moment, qu’ils vivent les mêmes expériences et qu’ils aient les mêmes réactions en même temps, ce qui paraît difficile … L’homme est le résultat de son histoire plus que de ses gènes. Le clonage "total" est donc a priori impossible, mais là est pourtant le problème : ce qui fascine dans le clonage, c’est la possibilité de "réplication" d’une personne humaine. Or – selon la motivation du demandeur – le "double" pourrait se voir refuser le droit à la différence. Créé sur mesure pour répondre à un fantasme, il pourrait se voir refuser la possibilité d’être lui-même. Le narcissisme, tendance naturelle, pourrait trouver là un terrain d’expression sur mesure, au détriment grave de la personne clonée.

Enfin, il ne faut pas focaliser sur la seule "copie à l’identique". La technique utilisée pour Dolly permet facilement de manipuler le message génétique avant duplication. Sans doute les personnes qui utiliseront ces techniques voudront-elles "améliorer" leur descendance. Le risque est alors de voir l’humanité scindée un jour en deux espèces différentes : les gens "génétiquement enrichis", … et les autres…

Peut-on penser que cela restera à jamais une utopie, ou de la science-fiction ? Dans les pays où la santé est contrôlée par des compagnies privées, c’est la loi du marché qui domine. Avec de l’argent, on peut donc facilement passer de la possibilité technique à la réalisation concrète. Il faut aussi compter, selon J. Testard, avec le goût du défi technique (accomplir un exploit, réaliser l’impossible) ou celui de la publicité (faire parler de soi, devenir célèbre). Certains scientifiques "en mal de publicité" (selon lui) ou fascinés par le défi technique, peuvent tenter l’opération …

6. Réflexions chrétiennes :
Il est important de souligner d’abord qu’un chrétien ne peut que se réjouir de tout ce qui fait avancer la connaissance, la santé, le bien-être, la vie. Dans la tradition biblique, la mission de l’homme est bien de participer à l’œuvre créatrice de Dieu. Le progrès technique et la maîtrise humaine sur la matière font partie de cette collaboration. Mais l’expérience biblique et celle de l’histoire nous invitent aussi à la réflexion et à la prudence : s’ils ne sont pas mis au service de l’homme, le progrès et la technique peuvent s’avérer redoutables. Le fait qu’une technique soit possible ne signifie pas forcément qu’elle soit bénéfique. La question est donc la suivante : à qui, ou à quoi, peuvent servir les technologies de clonage ? et quel genre d’homme ou de femme cela construit-il ?

Nous avons déjà évoqué ci-dessus les bénéfices possibles du clonage animal en matière d’élevage ou de productions pharmaceutiques, pour la recherche ou la médecine. Ce n’est pas cela qui pose vraiment problème. Le seule ombre au tableau est la méconnaissance des effets à long terme des manipulations (perturbations, mutations …), et l’éventuel appauvrissement génétique des populations animales.

Le problème moral se pose surtout pour le clonage humain. Tout d’abord, il convient de remarquer que personne ne semble mettre en cause le caractère "humain" d’un clone d’humain (aux réserves près concernant les premières phases du développement de l’embryon). Un clone d’homme est un homme, sans quoi il est inutile de légiférer sur la question. Du point de vue de la foi chrétienne, le fait qu’un être humain soit né par clonage n’enlève rien à sa capacité d’être fils de Dieu. Dans la mesure où il est capable d’aimer, de penser, dans la mesure où il peut vivre la solidarité et la justice, … il est un être spirituel tout à fait apte à recevoir la vie de Dieu. Il a donc tous les droits et devoirs de ses frères humains.

Sur le plan éthique, un consensus très large est acquis pour condamner certaines dérives extrêmes : eugénisme absolu, création sur mesure d’armées entières de clones possédant telle ou telle caractéristique, utilisation de clones comme réserve de tissus et d’organes, etc. Ce même consensus dénonce aussi certains fantasmes : narcissisme, auto-reproduction, immortalité, etc. Sur ces points, il n’y a pas lieu d’argumenter longuement. Mais d’autres risques sont moins évidents.

Un autre grand risque, plus subtil, c’est bien sûr la manipulation de l’être humain. Toute manipulation pour des raisons non thérapeutiques, même quand l’être humain n’est encore qu’en devenir, est contraire à sa dignité. Or le clonage suppose une manipulation "extrême" qui consiste à fixer artificiellement l’hérédité d’une personne.

Outre les risques biologiques, apparaît l’idée que des hommes peuvent exercer sur autrui le pouvoir d’en fixer les caractéristique génétiques. Ainsi, certains humains peuvent programmer l’identité biologique d’autres humains … mais en vertu de quels critères ? et qu’adviendra-t-il des clones qui ne correspondent pas – physiquement ou mentalement – à ce que l’on attend d’eux ?

Plus fondamentalement, la manipulation produit une instrumentalisation de l’être humain, qui n’est plus alors aimé pour lui-même, mais en vertu de ce qu’on attend de lui (être ceci, ressembler à cela, être un autre moi-même, etc.). Il n’est que l’instrument d’une stratégie (commerciale ou affective). La valeur de la personne n’est alors plus son identité personnelle, mais telle ou telle qualité biologique qui fait l’objet d’une sélection. Le clone n’est pas la seule personne à risquer l’instrumentalisation : que penser des centaines de mères porteuses dont il faudra "utiliser" l’utérus pour mettre au monde quelques bébés viables ?

Autre problème : ce qui frappe symboliquement dans le clonage, c’est la "reproduction à l’identique". Cela met en jeu la question de l’identité de l’être humain, à travers son unicité. La reproduction sexuée produit un nouvel être qui est – biologiquement et dans la tête des parents – différent d’eux, unique, original. Même s’ils se projettent en lui, tout leur parle de sa différence. Le problème n’est pas strictement biologique : les vrais jumeaux se différencient très bien et développent chacun leur personnalité, parce que leurs vies ne peuvent être strictement identiques. Des clones en feraient autant.

Mais la tradition biblique nous invite à insister sur la nécessité – pour l’homme – d’accueillir la différence. L’acte même de création, dans les premiers livres de la Bible, consiste en une série de différenciations. La psychologie rejoint cette perspective en ce qui concerne l’émergence de la conscience et de l’identité chez l’enfant. Tout bébé naît dans un état "fusionnel" qui doit être brisé pour qu’il puisse prendre son autonomie. C’est le rôle de la dualité parentale : la relation tripartite, qui fait intervenir l’autorité, oblige l’enfant à quitter le cocon fusionnel du "face à face avec l’identique". La différence est fondatrice, vitale, créatrice. Le clonage, de ce point de vue, comporte un risque majeur.

Mais n’existe-t-il pas aussi de "bonnes" raisons de penser au clonage ?

La plus couramment citée est l’obtention d’un enfant par un couple stérile ; certains veulent l’étendre à d’autre situations, comme les couples homosexuels, ou le cas d’une veuve qui voudrait un clone-enfant de son époux avant qu’on ne l’enterre … On pourrait penser qu’il ne s’agit ici de rien d’autre que d’une nouvelle forme de procréation assistée.

De fait, même cela poserait un problème, en particulier l’extension à toute sorte de couple ou à un parent isolé. Mais le clonage n’est pas n’importe quelle technique de reproduction : elle produit la "copie" de l’un des parents, pas le produit des deux qui fait de chaque enfant un être unique. La question n’est pas seulement d’ordre biologique : une telle situation déstructure la carte des relations dans laquelle se construit l’enfant. La FIVETE introduisait déjà une confusion dans les liens de parenté, le clonage les brise de façon radicale : filiation, parenté, engendrement, consanguinité … perdent tout sens réel. Et nous retrouvons les risques déjà évoqués dans la construction de la personnalité.

Dans l’état actuel de ces réflexions, le clonage humain présente donc plus de risques que de chances. Mais si l’humanité s’engageait dans cette voie, il faudrait accueillir ces êtres pour ce qu’ils sont : nos frères en humanité, des fils de Dieu.

Et il faudrait les aider, s’ils ne l’ont déjà fait, à trouver des racines pour une identité personnelle, en brisant le lien psychologique qui pourrait les retenir prisonniers de leur "original" ou d’un "créateur" humain.

Car l’amour de Dieu donne à chacun sa vraie place, à jamais unique.

La CERCA
le 17 novembre 1998

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