Diocèse d’Aire-et-Dax
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Carcarès-Sainte-Croix

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  • 24 février 2007
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Un peu d’histoire

L’église de Carcarès apparaît vers le milieu du XIIème siècle dans la liste des paroisses du diocèse de Dax transcrite dans le Cartulaire de la cathédrale. Elle porte alors le vocable de Saint-Girons, plus tard remplacé par celui de Saint-Laurent, mais qui reste aujourd’hui attaché à une fontaine située en contrebas et jadis très vénérée. L’on raconte que l’eau de cette fontaine permettait aux mamans d’allaiter au mieux leurs petits.
Selon la légende, Girons aurait été un des compagnons de saint Sever venu évangéliser la Chalosse au IVème siècle. Son tombeau était jadis vénéré dans la crypte de l’abbaye Saint-Girons de Hagetmau.
Laurent était originaire de Huesca en Aragon, fut nommé par le pape Sixte II trésorier de l’Eglise de Rome, et il se signala par la générosité avec laquelle il distribuait des aides aux pauvres. Condamné à être brûlé sur un gril, il subit le martyre le 10 août 258.
L’édifice actuel conserve de l’église du XIIème siècle une partie des murs de la nef, caractérisés par un appareil régulier de grandes dimensions.
L’abside, sans doute assez réduite, qui devait compléter cette nef a été remplacée au début du XIIIème siècle par le chevet polygonal actuel. On avait prévu de couvrir l’ensemble de voûtes d’ogives, mais seules ont été réalisées les voûtes du chœur et de la partie voisine de la nef. A la même époque, on a surélevé le mur Ouest pour servir de clocher.
Au siècle suivant, l’église a été fortifiée en ménageant au-dessus d’une partie de la nef une pièce forte ouvrant sur l’extérieur par des meurtrières. Enfin, l’ensemble a été complété par la construction d’une chapelle de la Vierge et d’une sacristie au sud, et par celle d’un porche puis d’un emban à l’ouest.

Pour la visite :

C’est en venant de Tartas que l’on peut le mieux découvrir le charme et le pittoresque exceptionnels de l’église Saint-Laurent. Au sommet d’un haut escalier, on accède, par l’emban, par le porche, puis par un portail très sobre, au vaisseau principal, dont l’architecture dépouillée met bien en valeur le riche mobilier.
Cette église, tournée vers l’Est du soleil levant, est le symbole du Christ ressuscité et de notre Résurrection à venir. C’est pourquoi elle est entourée par le cimetière, qui n’est pas moins notre dernière demeure.

Nous sommes dans l’église : un sentiment de sérénité nous envahit.
Dans la majeure partie de la nef, l’appareil de grandes dimensions du XIIème siècle est surmonté des corbeaux qui portaient le plancher de la pièce forte percée de meurtrières. Près de l’entrée du chœur, les murs gardent encore les arrachements de la voûte d’ogives qui recouvrait jadis la dernière travée de la nef.

Le regard est attiré vers le fond du chœur par le somptueux ensemble de l’autel principal. La cuve de l’autel, qui porte au centre l’Agneau, symbole du Christ, allongé sur le Livre aux sept sceaux de l’Apocalypse, est surmontée d’un riche tabernacle encadré par deux ailes.
Nous avançons doucement vers l’autel où un magnifique retable nous accueille.
Sur la porte de l’armoire eucharistique, le Christ en croix est entouré de la Vierge et de Saint Jean ; au-dessus, un séraphin bouclé déploie ses ailes ; sur les côtés, des niches abritent Saint Pierre et Saint Paul. Les ailes, rythmées par des colonnettes, portent Saint Girons à gauche, Saint Laurent à droite. Au-dessus, le baldaquin flanqué de deux colonnettes et surmonté d’un dôme et d’une croix était destiné à l’exposition d’un ostensoir eucharistique ; il est aujourd’hui occupé par un simple crucifix.

Ce premier ensemble est entouré des trois volets d’un grand retable, scandé par des colonnes torses ornées de rinceaux et couronnées par des chapiteaux corinthiens. Dans le volet central, un tableau représente le Christ crucifié, entouré de la Vierge, de saint Jean, de sainte Marie-Madeleine. Deux autres tableaux figurent Saint-Girons sur le volet de droite, Saint-Laurent sur celui de gauche. Au sommet, une riche architecture encadre Dieu le père, œuvre de LONGA, tenant le globe terrestre sous sa main droite.
Nous voyons combien son visage reflète la jeunesse éternelle. Ce père, posant sa main sur le globe terrestre, comme pour le protéger, père aimant, protecteur envers ses enfants, dont nous sommes, nous a tellement aimés qu’il nous a donné son Fils qui a traversé l’épreuve de la souffrance et de la mort pour nous dire son amour. Au moment où il fut livré pour nous, il nous fit, par le sacrifice de sa vie, le plus beau cadeau de l’univers : cet amour divin qui a jailli du cœur de Jésus et qui se manifeste en nous par cette présence aimante qui nous accompagne ici-bas.

Deux bustes figurent : à droite Saint-Girons, à gauche sainte Apollonie d’Alexandrie, que l’on croyait sœur de Saint-Laurent.

Dans la chapelle méridionale, un retable plus simple encadre une remarquable statue de la Vierge à l’Enfant et un tableau représente l’Assomption de Marie. Dans le chœur, deux autres tableaux figurent, au sud saint Pierre assis auprès du coq annonçant son reniement, au nord un Evangéliste inspiré par l’Esprit. Enfin, on peut voir dans le porche l’évocation du Baptême de Jésus par Jean-Baptiste.
Le baptême est encore représenté à l’entrée du chœur par la grande cuve baptismale en pierre, destinée à célébrer le baptême par immersion, ce que nous aimerions faire revivre.
L’ensemble de l’édifice est éclairé par des vitraux des ateliers Dagrand de Bayonne et Mauméjean de Pau, dont plusieurs sont malheureusement très effacés par le temps. On reconnaît une Vierge à l’Enfant, saint Pierre, saint Vincent-de-Paul, saint Joseph et de nouveau la Vierge, un Baptême de Jésus, un ange, un Evangéliste.
Au fil du temps, les tableaux endommagés, les vitraux très effacés vont, grâce à la création d’une association par des paroissiens de Carcarès-Ste-Croix, retrouver toute leur beauté. Le Comité Kermesse, qui organise chaque année pour la Pentecôte une fête avec sa traditionnelle poule-au-pot, met tous ses bénéfices au service de cette belle église : beaucoup d’énergie dépensée pour ce lieu de culte par un des 15 relais de la Paroisse Notre Dame du Midadour. Souhaitons beaucoup d’ouvriers pour les moissons futures afin que vive l’Eglise de Jésus-Christ.

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