Diocèse d’Aire-et-Dax
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        Bénévole pour visiter les malades à l’hôpital

Bénévole pour visiter les malades à l’hôpital

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  • 16 octobre 2014
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Franchement, je n’aurais pas cru avoir la vocation. Les hôpitaux, je n’aimais pas vraiment ça. Et puis, la vie a décidé pour moi.


Il y a quelques années, j’ai été amenée à accompagner mon mari pour de multiples séjours à l’hôpital, et quelques mois plus tard, une amie atteinte d’un grave cancer m’a conduite à côtoyer d’autres services. C’est dans ces moments difficiles que j’ai rencontré l’aumônier.
La proposition qui m’a alors été faite de devenir bénévole à l’aumônerie pour visiter les malades est arrivée à une période où je me posais beaucoup de questions quant à ma vie. Il faut du temps parfois pour répondre.
Et depuis bientôt 5 ans, je vais chaque semaine à la rencontre des malades. Chaque visite est une aventure unique. En frappant à la porte, j’ignore qui je vais trouver ! Ce peut être un simple bonjour, ou à peine quelques mots échangés, ou une longue conversation. L’accueil peut-être chaleureux, souvent étonné avec des réticences au début, ou même un rejet, mais rarement. C’est un journal obstinément lu qui me dit que je ne suis pas la bienvenue. Mais le plus souvent, après des paroles hésitantes, des pans de vie, de souffrance, des questionnements ou du soulagement s’expriment. Lorsque, ne serait-ce que furtivement, un sourire éclaire un visage fatigué, je sais que c’est gagné. Et la conversation se poursuit parfois dans le couloir avec la famille.
Certaines rencontres sont plus marquantes et restent longtemps dans la mémoire et le coeur :
- cet homme encore jeune, qui brusquement éclate en sanglots. Il vient tout juste d’apprendre qu’il est atteint d’un cancer incurable ;
- cet agriculteur, acculé à la faillite à la suite d’intempéries, et qui a tenté de se suicider ;
- thierry, 45 ans, en fin de vie, en quête d’une impossible guérison.
Dans ces occasions, et lorsque le contact a pu être établi, le temps ne compte plus.
Chaque semaine, je rejoins l’hôpital avec le même désir. Je ne sais si mes visites aident les personnes malades que je rencontre, bien que, souvent, ils me remercient. Mais ce qui est sûr, c’est que ces rencontres sont toujours riches et sources d’émerveillement et m’aident à remettre ma vie en perspective.
Et peut-être que, dans le secret, des questions surgissent et qu’un chemin peut s’ouvrir.

Thérèse

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